Le Mot et le reste

  • Née en 1917 dans le sud des États-Unis, orpheline arpentant les rues de Harlem, hantée par ses secrets d'enfance, Ella Fitzgerald a sacrifié sa vie au public et à la musique jusqu'à se fondre en elle. En témoignent ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation. Elle est tout à la fois le swing des big bands, le bebop des clubs embrumés et les comédies musicales de Broadway. Elle a chanté en égale avec Louis Armstrong et Frank Sinatra, a donné leurs lettres de noblesse à des compositeurs comme Gershwin, Duke Ellington et même à la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, elle a fait entrer le jazz et les artistes noirs dans les lieux qui leur étaient interdits. L'importance de son oeuvre est à la fois musicale, patrimoniale et culturelle.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • En 1990, Kathleen Hanna a 22 ans et l'envie d'en découdre. On lui dit que le punk est une affaire d'hommes ? Que les artistes au féminin ne valent rien ? Qu'à cela ne tienne, Hanna et ses consoeurs fomentent une révolution culturelle et politique. De Seattle à Washington, d'expos en concerts, de festivals en fanzines, les Riot Grrrls fédèrent les laissées-pour-compte et inventent une nouvelle voie, créant un espace où les filles sont enfin entendues et légitimes. Trente ans plus tard, alors que les groupes phare Bikini Kill et Bratmobile remontent sur scène, Mathilde Carton montre que ces figures furieuses et touchantes ont mené, dans le giron de l'underground, un combat dont l'écho a ouvert la voie aux Spice Girls, à Alanis Morissette, Fiona Apple et même Beyoncé ou Lizzo.

    Née en 1989, Mathilde Carton est journaliste. Ancienne rédactrice en chef de Grazia, elle a aussi travaillé à la télévision pour Arte et France 2. Diplômée de l'ESJ Lille, elle aime particulièrement les sujets qui croisent culture et politique.

  • Né pauvre dans le Mississippi du début du XXe siècle et mort à seulement 27 ans, Robert Johnson fait figure de météore dans l'univers de la musique américaine. Au cours de sa carrière chaotique, il n'a enregistré que vingt-neuf chansons qui l'installèrent pourtant comme l'un des plus grands bluesmen de tous les temps. En vingt-neuf chapitres habilement agencés, Jonathan Gaudet imagine la brève existence d'un homme dont la légende dit qu'il aurait vendu son âme au diable en échange de la renommée. Vingt-neuf morceaux devenus des références ; vingt-neuf routes qui se rejoignent dans la nuit ; vingt-neuf âmes patientant à la croisée des chemins.

    Né au Québec à Joliette en 1977, Jonathan Gaudet a fait des études de littérature, puis a enseigné le français en Argentine, en Louisiane, à Prague et à Athènes. Installé en Grande-Bretagne, il partage son temps entre l'enseignement, la musique et l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans dont La Piscine (Héliotrope, 2016).

  • En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Comment débusquer, mettre à nu la vie et l'oeuvre de Jimi Hendrix, si pleine de ces clichés qui font partie intégrante de sa légende? Comment une femme peut-elle déchiffrer cet homme? Comment, elle, Blanche, peut-elle ressentir son noir? Face à toutes ces questions, elle ne possède qu'une fragile certitude, le partage de la seule chose qui leur soit résolument commune : la musique. C'est de sa musique que naît la fiction, une musique dont le propos sert de fil conducteur et permet de scruter son auteur à l'aune d'une histoire qui va bien au-delà de celle du rock. En découlent ces variations biographiques et poétiques qui s'emparent de la vie d'Hendrix la moins connue, celle qui va de l'enfance aux premiers succès et tentent de mettre en lumière les lignes de force de ses univers.

    Jeanne-Martine Vacher est productrice éditoriale, journaliste, auteure et musicographe. Elle a été également l'une des voix de France Culture pendant plus de vingt-cinq ans et en charge du développement culturel à l'Opéra de Paris.

  • Apparu dans les 80's, en partie sous l'impulsion de la rencontre entre les pionniers du hip-hop Run-D.M.C. et le groupe de hard-rock, Aerosmith, le rock fusion regroupe les musiciens désireux de s'affranchir des frontières par le rap-metal et le funk-metal. Cette scène aussi déjantée qu'audacieuse devient populaire dès le début des 90's avec les Red Hot Chili Peppers, Faith No More ou Rage Against The Machine. Leur succédera une nouvelle génération de groupes - Korn, Deftones ou Slipknot - qui redéfinissent, à l'approche de l'An 2000, les contours d'un metal en cours d'essouflement.Des Beastie Boys à The Mars Volta, en passant Linkin Park ou Body Count, cette anthologie dresse le portrait haut en couleur d'un vaste univers et en scrute cent de ses oeuvres les plus représentatives.

    Jean-Charles Desgroux, né en 1975 à Biarritz, est un spécialiste du hard rock et du heavy metal. Ayant oeuvré pour Rock Sound, Crossroads ou Rock&Folk, il reste aujourd'hui très actif sur le site Hard Force et sa radio Heavy1. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié les biographies d'Alice Cooper et d'Iggy Pop, ou encore des anthologies sur le stoner et le hair metal

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, The Rock and Roll Circus a connu un destin singulier. Ce film qui juxtapose sets musicaux et numéros de cirque est tourné en live sous un chapiteau reconstitué en studio, dans joyeux chaos. Outre Mick Jagger et consorts, d'autres icônes pop montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, etc, pour un rassemblement des plus cultes. Pourtant, insatisfaits de leur prestation, les Stones renoncent à diffuser l'émission spéciale. S'ensuit un black-out de 28 ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il devient le documentaire culte d'une époque révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show business désormais standardisé.

    Édouard Graham est docteur ès lettres (Sorbonne Nouvelle) et chercheur en littérature. Il est notamment l'auteur de Passages d'encre (Gallimard), de Guillaume Apollinaire au centre des avant-gardes (Fata Morgana) et de Joni Mitchell, Songs Are Like Tattoos (Le mot et le reste).

  • Dalida, Mythe et mémoire situe le vaste succès commercial de la chanteuse dans son contexte historique, musical et idéologique, et analyse l'ambivalence de ses nombreuses identités, de séductrice exotique à femme tragique, d'Orientale à disco queen. En tant que star de la chanson, elle est un personnage musical et médiatique complexe, dont les accusations de ringardise, fréquentes de son vivant mais rares par la suite, signalent l'évolution des catégories de "variété commerciale" et de "bonne chanson" dans la culture contemporaine. Aux fans de tous âges, ce livre offre un regard neuf sur les raisons d'un succès ; aux curieux, il explique la construction d'un mythe. Pour tous, il célèbre la riche carrière et la mémoire d'une chanteuse-caméléon.

    Barbara Lebrun est maître de conférences en `French Cultural Studies' à l'Université de Manchester depuis 2002, où elle enseigne des cours sur la culture française contemporaine, dont les délices de la chanson. Elle est l'auteure de Protest Music in France (Ashgate 2009 ; prix IASPM 2011), et éditrice ou co-éditrice d'ouvrages collectifs : Chanson et Performance (L'Harmattan 2012), Death and the Rock Star (Ashgate 2015), et le numéro spécial `Music and Magic' de la revue Popular Music (2019).

  • Chanteur halluciné pour initiés mais connu du grand public, acteur césarisé, collaborateur des rappeurs, Philippe Katerine est devenu incontournable ces 15 dernières années sans jamais ne rien perdre de son authenticité. Il n'a pas eu à s'adapter à son public car, progressivement, c'est son public qui s'est adapté à lui. Qu'est-ce qui a fait que Philippe Blanchard, jeune vendéen à la timidité maladive, qui dessinait des Jésus en érection pendant les cours et se faisait appeler Poubelle, se mette à composer un disque, en 1992, sous le pseudonyme de Katerine? De ses débuts dans la Nouvelle chanson française, à la reconnaissance du public avec son tube «Luxor, j'adore» en 2005, Katerine se raconte à Thierry Jourdain dans cette biographie passionnante et décalée.

    Thierry Jourdain, né à Rouen en 1979, travaille dans le milieu de la culture et de l'organisation d'événements artistiques en Normandie depuis 2004. En 2014, il fonde avec plusieurs amis l'association Equilibre Fragile avec laquelle il crée un micro label K7 puis une revue papier trimestrielle du même nom, consacrée à la musique, la photographie et la littérature. Aux éditions Le mot et le reste, il est déjà l'auteur de Elliott Smith, Can't Make A Sound et Miossec, Une bonne carcasse.

  • Cet ouvrage s'interroge sur la place de la femme et des femmes dans le rap français, en s'intéressant aux différentes thématiques qui touchent leur condition et émancipation puis en donnant la parole aux actrices de la scène rap, par la mise en lumière de leurs oeuvres et parcours. Il sera question des pionnières - présentes dès la naissance du genre et évacuées au moment de son âge d'or -, des pilliers que sont Diam's, Casey et Keny Arkana, représentant chacune une facette de la rappeuse, et des contemporaines, de plus en plus nombreuses, pour lesquelles l'urgence est dans l'émancipation des femmes et se ressent dans leurs textes et attitude. L'auteure explique les spécificités langagières et musicales du rap et démonte les clichés visant à l'extraire d'une culture musicale francophone.

    Bettina Ghio est docteur en Littérature et civilisation françaises. Elle est enseignante au lycée et chargée de cours à l'université Paris 3. D'origine argentine, elle s'est intéressée au rap français et a déjà publié un essai remarqué sur les liens entre le rap et la littérature : Sans fautes de frappe (Le mot et le reste, 2016).

  • Si on connaît bien les origines du blues, il fallait un ouvrage pour nous plonger dans la scène blues contemporaine qui émerge à partir du début des 90's et fait écho à la vie des afro-américains ruraux d'aujourd'hui. Éric Doidy présente les grandes vedettes qui popularisent le Delta blues et son héritage dans les années 1990-2000 (John Lee Hooker et B.B. King), les artistes qui le renouvellent et auprès desquels le rock indépendant acquiert de nouvelles perspectives (Junior Kimbrough, R.L. Burnside) ainsi que la génération actuelle de ceux et celles qui perpétuent le genre au XXIe s. L'auteur s'appuie sur une solide documentation, mais aussi sur un grand nombre d'entretiens qu'il a lui-même réalisés, depuis 1997, avec les principaux acteurs de cette musique.

    Éric Doidy est né l'année de la sortie l'album Dreamer de Bobby Bland. Parallèlement à son métier de sociologue, il a publié de nombreux articles dans la presse spécialisée (Soul Bag, Blues Magazine).

  • Après avoir été rédacteur en chef de la revue spécialisée Blues Again, Christian Casoni souhaite donner un véhicule plus généraliste au blues et propose ses services à Rock&Folk. Intéressé par son idée de reconnecter les fans de rock à cette musique, Philippe Manoeuvre lui donne les clefs de la rubrique Beano Blues. À partir de là, Casoni a le champ libre pour parler de la musique du diable. Il décide de le faire sur un ton qu'il veut légèrement sacrilège, et met au ban le traitement savant d'une musique qui n'est pas l'aïeul du rock mais le rock'n'roll lui-même ! Car au fil de cette anthologie d'articles, le journaliste tend à montrer que s'adresser aux fans des Stooges et des White Stripes, c'est inévitablement parler à ceux de Howlin' Wolf, Elmore James ou Hound Dog Taylor.

    Christian Casoni est un garçon de bureau né en 1958, un temps postier, prof, illustrateur et dessinateur de presse, il a été rédacteur en chef de Blues Again et pigiste chez Rock&Folk.

  • Lorsque Michka Assayas et Bono se rencontrent, ils ont tous les deux 21 ans et leurs carrières respectives débutent seulement. 20 ans et des succès planétaires plus tard, le chanteur n'a pas oublié celui avec lequel il aime parler des heures durant. Après leurs retrouvailles naîtra l'idée de cette biographie : non pas un livre sur Bono mais un livre avec Bono. Le lecteur découvre donc, au fil d'une discussion étonnamment sincère, tout ce qui existe derrière le mythe U2. La religion, la famille, l'enfance, la célébrité, l'art, la politique sont autant de sujets à débat pour ces deux hommes, restés amis malgré leur quotidien que tout oppose. Des débuts du groupe au Vertigo Tour de 2005, on découvre la face cachée d'un rêveur qui change le monde à sa façon depuis maintenant 40 ans.

    Michka Assayas est un écrivain et un journaliste français. Il présente actuellement une quotidienne sur France Inter : "Very Good Trip".Il est notamment l'auteur du Nouveau dictionnaire du rock (Robert Laffont, 2014) considéré comme une référence.

  • Peut-on parler d'une seule et même musique arabe ? Comment circonscrire géographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer qu'il n'y a pas qu'une musique arabe, tout en révélant l'unité musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, à la culture et au développement différents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces régions ? À travers une centaine d'enregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles à leurs réinterprétations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice à une déambulation sonore inédite.

    Née en 1987 à Nantes, Coline Houssais est une spécialiste des cultures du monde arabe. Passée par l'Institut d'Etudes Arabes de Damas, elle enseigne désormais à Sciences Po. Traductrice, journaliste, productrice, elle a créé deux performances musicales : les Rossignols de Bagdad, sur l'âge d'or de la musique irakienne, et Casseta, sur les archives sonores de la communauté kabyle en France. Coline habite en général dans un train, entre deux voyages.

  • Au début des 70's, suite aux turbulences sociales et politiques de la décennie précédente, le rock se fragmente et resurgit en Californie sous une forme légère, soignée et harmonieuse, enracinée dans la country et le folk: le soft rock, représenté par des locomotives comme America, Bread, James Taylor ou Crosby, Stills & Nash. À partir du mitan des 70's, cette musique devient plus sophistiquée au contact des musiques noires (funk, jazz fusion, soul), et d'un travail en studio très calibré. À la fois cool et chic, elle est aussi agréable à écouter qu'elle est complexe à produire. Ce qu'on appelle aussi le rock FM, connaît son âge d'or avec le succès des Eagles, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Toto, Christopher Cross... et derrière eux, une multitude de jeunes artistes talentueux.

    Né à Paris en 1968, Arnaud Choutet a vécu quelques années aux États-Unis dans les années 1990. Depuis son retour, il rend compte de ses différentes découvertes et passions musicales dans différentes revues, et plusieurs livres aux éditions Le mot et le reste : Country rock (2014), Bretagne (2015), Malicorne (2016) et Rock Sudiste (2019). Il vit désormais en Bretagne.

  • Constitué en majorité d'acteurs masculins et parfois scandaleusement misogyne, le rap semble avoir un problème avec les femmes. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir pris part à cette grande aventure. Remontant aux 70's, ce livre évoque le destin de quelques pionnières puis retrace l'épopée contrariée des grandes dames du rap, aux États-Unis comme ailleurs, d'une époque où elles peinaient à s'imposer sans protecteur masculin, à celle, actuelle, marquée par une profusion de rappeuses. À travers la présentation de cent oeuvres et d'autant de rappeuses, de Cardi B à Lil' Kim, Lauryn Hill, Missy Elliott, Casey ou Keny Arkana, ce livre rend hommage à la pluralité des styles adoptés par les femmes du rap, et à leurs façons parfois contraires d'y promouvoir un agenda féministe.

    Sylvain Bertot a été rédacteur en chef de plusieurs webzines pionniers sur le rap. Il anime aujourd'hui le blog Fake For Real. Avant ce livre, il a été l'auteur de trois autres, consacrés respectivement à l'histoire du rap, au mouvement hip-hop indépendant des la fin des années 90, et au format musical alternatif qu'est la mixtape.

  • Il y a quarante ans, le suicide de Ian Curtis mettait un terme à l'histoire de Joy Division. Au terme d'une carrière météorique, le groupe britannique laissait deux albums emblématiques, Unknown Pleasures et Closer, ainsi qu'une poignée de singles appelés à faire date, « Transmission », « Atmosphere » ou encore « Love Will Tear Us Apart ». Mieux encore, les quatre musiciens léguaient un son unique, ciselé sous la férule d'un producteur de génie, Martin Hannett, et qui n'a pas cessé depuis lors d'inspirer les musiciens du monde entier. L'étude qui suit se propose de revenir sur les chansons qui ont fait leur carrière, depuis leurs débuts sous le nom Warsaw à la longue transition d'un an conduisant les survivants de Joy Division à se réinventer via New Order.

    Pierre-Frédéric Charpentier est né en 1969. Enseignant et chercheur en histoire à Toulouse, il mène des recherches consacrées à l'histoire politique et culturelle au XXe siècle. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié Rock The Casbah. Le son de The Clash (2015).

  • Des controverses, il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond? Fender ou Gibson? Nadal ou Federer? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : êtes-vous Beatles ou Rolling Stones? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes auront incarné leur époque et la génération qui les a portés. L'histoire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Nos deux auteurs le font, avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, et démontrent, qui des Stones ou des Beatles, est la véritable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.

    Yves Delmas, dirigeant d'entreprise, partage sa vie entre Paris, Madrid, les aéroports et ses écoutes, notamment Dylan, le rock anglais des sixties et celui de la fin des années soixante-dix.
    Charles Gancel habite Paris. 100% boomer, il est aussi musicien et auteur.
    Aux éditions Le mot et le reste, ils ont co-écrit Protest Song, la chanson contestataire dans l'Amérique des sixties.

  • Si Deep Purple a imposé définitivement le hard rock grâce à « Smoke On The Water », il a surtout représenté avec Led Zeppelin et Black Sabbath l'un des moteurs de ce durcissement musical, tant par ses concerts que par ses albums, In Rock en tête. Le groupe de Ritchie Blackmore, guitariste partagé entre Pete Townshend et Bach, a porté au plus haut l'idée d'un rock superlatif, violent et décloisonné, traumatisant des générations entières avides de puissance sonore. Des débuts pop aux tournées de reformation, des tentatives de mariage avec la musique classique aux colères de Blackmore, Deep Purple, Rhapsody In Rock présente l'histoire et analyse les disques d'un groupe brillant, symbole d'une époque démesurée : concerts épiques, conflits d'intérêts et querelles d'ego, éphémères tentations funk ou progressives, avec pour repères l'orgue Hammond de Jon Lord et la batterie de Ian Paice.

    On connaît surtout Jean-Sylvain Cabot comme spécialiste du hard rock et journaliste pour le compte de Rock&Folk entre 1980 et 1985. Né en 1955 en Normandie, il réside et travaille dans le sud de la France.Aux éditions Le mot et le reste, il est déjà l'auteur de : Hard'n'Heavy 1966-1978, Sonic Attack (2009), Hard'n'Heavy 1978-2010, Zero Tolerance for Silence (2010), Fleetwood Mac (2014) et The Who, Getting in Tune (2017).

  • Entre décembre 2017 et juin 2018, Jean-Louis Tallon s'est longuement entretenu avec Gavin Bryars : près de douze heures d'entretiens pour revenir sur le parcours biographique et les pièces principales qui ont jalonné la trajectoire d'envergure, de 1969 à nos jours, du compositeur britannique. Ce premier ouvrage consacré au "mystère Bryars" reprend le fil de ces échanges dans leur intégralité, donnant ainsi à (re)découvrir et à saisir, en une vision panoramique, au fil de la parole, tout l'étendu d'un parcours aux mille facettes. Contrebassiste de jazz avant-gardiste, post-minimaliste, collaborateur de Tom Waits ou Merce Cunningham, Gavin Bryars n'a cessé de se métamorphoser pour proposer une oeuvre touffue, rendue accessible à tous par la forme orale de l'ouvrage.

    Né en 1973 à Lyon, Jean-Louis Tallon est l'auteur d'un récit intitulé Composition de l'atmosphère (Le Grand Souffle, 2007). Il a réalisé depuis plus de vingt ans de très nombreux entretiens d'écrivains et d'artistes. Il est également responsable culturel de l'Université d'Orléans.

  • En 1992, grâce à Christian Fevret des Inrockuptibles, Michka Assayas entre enfin en contact avec le leader des Beach Boys, Brian Wilson, et parvient à l'interviewer pour le compte du magazine. De cette rencontre émergera un article fleuve d'une cinquantaine de pages. En préambule de l'interview, Michka y parle de sa relation aux Beach Boys, à leur musique, de leur place dans le paysage musical international, de l'importance de Brian Wilson dans l'évolution de la pop, de son histoire tantôt tragique, tantôt fantastique. Puis vient le temps de l'échange, passionnant, entre le jeune rock critic et ce génie fou qu'est Brian Wilson, quatre ans après son retour sur le devant de la scène, quatre ans après sa "résurrection"

    Michka Assayas est un écrivain et un journaliste français (Les Inrockuptibles, Rock&Folk, France Inter). Il est notamment l'auteur du Nouveau dictionnaire du rock (Robert Laffont, 2014) considéré comme une référence. Aux éditions Le mot et le reste il a publié deux romans et une anthologie de ses articles, In a Lonely Place (2012).

  • New York, 1974. Cela fait déjà quelques années que les communautés gay, noire et latine se côtoient et se mélangent sur les dancefloors du Loft, du Continental Baths ou de la Gallery. Véritables temples de la libération sexuelle et des paradis artificiels, ces nouveaux lieux baptisés «discothèques», sont le terrain de jeu des DJ qui font danser sur de la soul, du funk ou des raretés afro et latines, une foule venue oublier les tourments d'une époque en pleine crise économique et existentielle. C'est l'explosion du phénomène disco qui, entre 74 et 79, va envahir le monde entier et changer le cours de l'histoire de la musique. Donna Summer, Gloria Gaynor, les Bee Gees ou Chic deviennent les héros de ce mouvement qui accompagne les revendications de minorités jusqu'ici silencieuses.

    Belkacem Meziane est musicien professionnel, enseignant, conférencier et chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié une anthologie sur le funk : On The One!.

  • Un demi-siècle après ses débuts, la carrière protéiforme de David Bowie représente encore un modèle en termes d'art audiovisuel, constamment à la frontière de l'avant-garde et du divertissement. Croisement d'influences et de collaborateurs sans cesse renouvelés - notamment Andy Warhol, Brian Eno, Nile Rodgers ou Nine Inch Nails - l'oeuvre de Bowie se veut en perpétuelle mutation. Ayant inspiré pendant des décennies des créateurs aussi divers que Joy Division, Prince, Radiohead ou Lady Gaga, tous marqués par son travail sur le rapport entre musique et image et par l'équilibre qu'il instaure entre expérimentation et pop music, Bowie est à l'honneur dans le livre de Matthieu Thibault. Il analyse ainsi la discographie complète de l'artiste période par période, collaborateur par collaborateur, des premiers singles mods du milieu des sixties jusqu'aux adieux étincelants de Blackstar en janvier 2016.

  • Après une année 1973 marquée par le succès de The Dark Side Of The Moon, un doute créatif s'installe au sein du Floyd. Le groupe réintègre les studios d'Abbey Road à l'automne 1973 mais rien de concret ne sort de ces séances. Malgré tout, il reprend la route en 1974 et, en plus de jouer l'intégralité de Dark Side, expérimente un morceau, destiné à être la colonne vertébrale de leur futur album. Introduit par quatre notes qui resteront dans les annales du rock, son titre n'est alors que «Shine On». Très vite pourtant, on comprend que son texte évoque celui dont l'ombre plane au-dessus d'un groupe au succès devenu planétaire : Syd Barrett. En janvier 1975, Pink Floyd retourne en studio et démarre l'enregistrement de Wish You Were Here, analysé ici sous la plume du spécialiste Philippe Gonin.

    Guitariste, spécialiste de l'histoire et de l'analyse des musiques actuelles, Philippe Gonin enseigne à l'université de Bourgogne. Aux éditions Le mot et le reste, il a dejà publié des ouvrages sur les disques Dark Side Of The Moon et The Wall.

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