Hermann

  • Ancien culte mahorie

    Paul Gauguin

    • Hermann
    • 1 Janvier 2001

    Écrit et orné de 23 aquarelles, conçu comme un véritable livre illustré où les images accompagnent l'histoire presque mot à mot, ce recueil représente le premier engagement de l'artiste en faveur de ces arts primitifs dont l'influence a marqué la peinture du XXe siècle.

  • Memoires

    Diaghilev-S

    « J´appris que, lors de la mise en état de la tombe de Pouchkine, il s´était produit un glissement partiel du sol sablonneux de la colline, qui avait découvert un coin du cercueil. Je me précipitai vers la tombe et, en effet, là où la colline de sable avait cédé, j´aperçus un coin du cercueil sacré. Je l´entourai de mes bras et le baisai pieusement ; j´en arrachai même un débris de quelque chose qui me parut avoir été jadis un galon de passementerie... » Les Mémoires de Diaghilev sont pleins d´anecdotes, souvent légères et drôles, sur les ballets russes, la cour de Russie et les personnalités du Tout-Paris. Le lecteur y croisera des grands-ducs, le tsar Alexandre III, les membres de la famille Pouchkine, Aristide Briand et des barytons ivres. L´intérêt de ces Mémoires ne se résume cependant pas aux savoureuses descriptions que Diaghilev fait de « la société des snobs ». Les musicologues y trouveront d´importantes informations sur des compositeurs comme Massenet, Stravinsky, Tchaïkovsky, Rimski-Korsakov, etc., ou des chanteurs, tels Tamagno ou Chaliapine. Enfin, ces Mémoires, qui jusque-là étaient restés inédits, permettront aux esthètes de tout bord de mieux apprécier l´extraordinaire personnalité de celui qui, il y a tout juste cent ans, stupéfia la France avec ses concerts de musique russe.

  • « Le titre de réaliste m´a été imposé comme on a imposé aux hommes de 1830 le titre de romantiques. Les titres en aucun temps n´ont donné une idée juste des choses ; s´il en était autrement les oeuvres seraient superflues. Sans m´expliquer sur la justesse plus ou moins grande d´une qualification [...], je me bornerai à quelques mots de développement pour couper court aux malentendus. J´ai étudié, en dehors de tout esprit de système et sans parti pris, l´art des anciens et l´art des modernes. Je n´ai pas plus voulu imiter les uns que copier les autres [...]. J´ai voulu tout simplement puiser dans l´entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité. Savoir pour pouvoir, telle fut ma pensée. Être à même de traduire les moeurs, les idées, l´aspect de mon époque, selon mon appréciation, être non seulement un peintre, mais encore un homme, en un mot faire de l´art vivant, tel est mon but. » G. C.

  • écrits sur l'art

    Collectif

    • Hermann
    • 4 Juillet 2008

    Poète, aquarelliste et critique d´art, Maximilian Volochine (1877-1932) a laissé une oeuvre considérable, mise sous silence pendant toute la période soviétique, et redécouverte de façon triomphale à la faveur de la Perestroïka. Volochine a côtoyé à Paris, entre 1901 et 1916, la fine fleur des arts et lettres, cherchant à promouvoir l´art français auprès de ses lecteurs russes. Il analysa ainsi tous les « -ismes » de l´art français, et s´intéressa aussi aux courants artistiques de Moscou et Pétersbourg. Fréquentant assidûment la bohème de Montmartre et de Montparnasse, parcourant sans relâche salons, expositions, musées et ateliers, accompagnant le célèbre collectionneur Chtchoukine chez Picasso, Volochine fut très tôt considéré comme « le plus parisien » des poètes russes, avant de s´affirmer, à partir de 1917, comme le grand poète de la Révolution et de l´Histoire russe. Par l´universalisme de sa culture, l´éclectisme de ses goûts et son intérêt passionné mais critique pour la modernité, il fut l´un des plus importants représentants de l´Âge d´Argent.

  • « Un livre merveilleux [qui apprend] à regarder. Il n´y a pas un mot de trop. Et avec cette sobriété, on sent toute la passion de l´auteur, tout ce qui compte pour lui. [...] Ce livre me tiendra durable compagnie, et j´y chercherai souvent les raisons de

  • Esthetiques sur carpaccio

    Michel Serres

    • Hermann
    • 30 Octobre 2019

    Critique et historien d'art, Michel Serres propose l'analyse iconographique de huit tableaux du peintre vénitien exposés dans différentes villes. Il établit une sorte de voyage permanent entre chacune des oeuvres afin de mieux cerner l'esthétisme et les moyens plastiques mis en oeuvre par Carpaccio pour s'exprimer et donner un sens à ses tableaux.

  • «Dürer a été presque aussi célèbre comme écrivain que comme peintre », écrivait Wolfflin. Pour preuve, ce passage du dialogue sur la prononciation du grec et du latin d´Erasme :«De même que les musiciens versés dans leur art prononcent

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « J'ai décidé de travailler la danse encore plus. J'ai commencé à maigrir. Je me suis mis à danser comme Dieu. Tout le monde s'est mis à en parler. » C'est ainsi, se souvient Nijinsky, que débuta sa légende. Nous sommes en 1904. Quinze ans plus tard, en 1919, le danseur donnait sa dernière représentation, au Suvretta House, avant de perdre la raison. Entretemps, il avait été le plus grand danseur de sa génération, le chorégraphe génial de L'Après-midi d'un faune et du Sacre du printemps ; il avait été l'amant de Diaghilev, l'ami de Léon Bakst ; il avait connu Jean Cocteau et Paul Claudel, Debussy et Stravinsky ; il avait servi de modèle à Rodin, Maillol, Klimt ou Kokoschka.
    À partir des Mémoires de ceux qui l'ont côtoyé et des archives de la Bibliothèque de l'Opéra, Guillaume de Sardes retrace la vie de Nijinsky et étudie de manière précise ses talents de danseur et de chorégraphe. Grâce à la récente publication des Cahiers de Nijinsky dans leur version non expurgée, il a pu donner, pour la première fois, une interprétation originale de la pensée du danseur.

  • Ce volume rassemble pour la première fois une série de textes qui ont joué un rôle fondateur pour le développement de la réflexion historique dans le champ du cinéma.
    Durant près de quarante ans, Michèle Lagny (1938-2018) en a arpenté en tous sens les territoires, des documentaires aux fictions, des films populaires aux oeuvres de création. En historienne rigoureuse animée d'une intense curiosité, elle a contribué dans les années 1980-90 aux débats transatlantiques sur la « New Film History ». C'est toutefois dans son domaine de prédilection - l'étude des « films historiques » (dont ceux de Renoir, Visconti, Allio ou Watkins) -, qu'elle a développé ses propositions les plus stimulantes. Pour Michèle Lagny, seule l'analyse précise des formes permet de découvrir la perception du temps que façonne un film quand il élabore des images du passé.

  • Par qui Liszt fut-il formé ? Qui fréquentait-il ? À quel âge donna-t-il son premier concert ? Quelles spécificités caractérisent sa musique ? En quoi son langage musical est-il novateur ? Quels genres musicaux l´ont plus particulièrement attiré ? Berlioz

  • Considéré à ses débuts comme « l'art du peuple », le cinéma a accompagné durant un siècle les mutations de ce sujet si fluctuant. L'auteur inspecte ici quelques-unes de ses figures contemporaines exposées sur des scènes fort distantes : les films de Jia Zhangke, un cinéma français opposant le réalisme à la République, des documentaires réalisés sur des places insurgées et d'autres tournés auprès de migrants clandestins. L'assemblage de ces écarts fait saillir des traits partagés dessinant la silhouette d'un peuple précaire, plus indéterminé et moins substantiel que le prolétariat dont il est le successeur. Le livre s'emploie à en préciser le portrait et les possibles en articulant le figuratif au politique.

  • Que pourraient apprendre les psychanalystes d'une rencontre avec François Rouan, de la confrontation à son oeuvre et à son dire?? Car c'est bien d'une rencontre qu'il s'agit ici, tout d'abord à l'Association lacanienne internationale, dans cette même rue de Lille où le peintre allait rendre visite à Jacques Lacan, puis dans l'atelier de Laversine lors d'un déjeuner. Mais aussi de la rencontre entre deux approches d'un même réel : pour les psychanalystes, celui dans la cure d'un sujet dont le désir sera à entendre dans le nouage d'une parole à sa vérité, pour le peintre, celui d'un «?tableau qui tienne?» dans sa fabrication par la découpe en bandes de deux tableaux entrelacés et formant un troisième. Un troisième qui fasse tresse, dissémine la figure représentée, déplace la visibilité ordinaire en voilant et dévoilant une absence, celle-là même de l'objet - ici le regard - qui relance le désir. C'est en effet dans l'épaisseur du plan, le mélange optique des couleurs, les superpositions, les entrelacs d'images fixes et en mouvement, mêlant histoire individuelle et collective, mémoire picturale et mémoire subjective en ce qu'il est convenu d'appeler «?peinture?», «?photographie?» ou «?film?», que François Rouan cherche cet objet qu'il rate mais dont il ne cesse de recomposer et d'interroger l'énigme pour en tisser les épiphanies.
    Avec un texte et des reproductions de tressages photographiques de François Rouan.
    Avec la participation de : Charles Melman, Marc Darmon, Esther Tellermann.

  • Sinologue réputée et calligraphe reconnue par les plus grands maîtres actuels, Yolaine Escande offre dans ce livre le meilleur d'une tradition artistique vivante en retraçant l'expérience spirituelle des deux arts majeurs de la Chine : la peinture et la calligraphie.

    Contrairement à l'usage occidental, en Chine, ce sont exclusivement les artistes qui théorisent : les lettrés chinois cherchent en même temps à convaincre et à philosopher à travers une pratique artistique. Les jugements des théoriciens et les classements qu'ils établissent ne découlent pas de l'appréciation seule des oeuvres, mais tiennent compte avant tout de la moralité des artistes.

    De nombreuses illustrations, accompagnées de traductions inédites de traités anciens, permettent de découvrir les chefs-d'oeuvre produits par les lettrés chinois et de revisiter la notion de tradition, sur laquelle bute en permanence la mentalité créatrice de l'Occident. En Chine, la tradition est transmission : la connaissance que Yolaine Escande se propose de faire découvrir est une expérience vécue de sagesse et de rapport au monde et aux autres, structurée par l'action et rythmée par la liberté depuis près de deux mille ans.

  • Ouvrage-clé de la révolution esthétique dont Apollinaire fut l'un des chefs de file, ce livre de combat lançait un défi dans la bataille qui allait bouleverser l'art du vingtième siècle. On trouve dans cet ouvrage l'information la plus sûre et la plus intéressante que Marie Laurencin, compagne à l'époque de Guillaume Apollinaire, et sur Picasso et Braque. Les ooeuvres et les personnaliés de Fernand Léger, Marcel Duchamp, Juan Gris et d'autres artistes liés au même mouvement de reconstruction des formes sont également étudiées.

  • Au lendemain de son élection à l'Académie des Beaux-Arts, le 10 janvier 1857, Eugène Delacroix entreprend un Dictionnaire des beaux-arts dont le brouillon s'incorpore à son journal. Jusqu'à sa mort, en 1863, il retouche ou précise certaines notions, ajoute de nouvelles rubriques, sans pour autant terminer son ouvrage. Son travail a été complété par des notes extraites de sa Correspondance.

  • Ce livre présente les résultats d´une enquête menée en 1996 aux États-Unis, encore secoués par la « guerre culturelle » qui faisait rage depuis une dizaine d´années, opposant partisans et adversaires d´un financement public d´oeuvres prêtant à controverses. Ce travail prolongeait dans une perspective comparative une première enquête réalisée en France de 1993 à 1995, alors qu´avait éclaté la « crise de l´art contemporain ». Cette perspective comparative, tournée vers une sociologie des valeurs, permet de mettre en évidence les similitudes et les différences entre ces deux cultures qui, de « scandales » en « affaires », convoquent un éventail commun d'arguments, de valeurs et de registres de valeurs, mais pas toujours avec la même intensité, ni à propos des mêmes objets, ni dans les mêmes contextes, au point d´engendrer parfois un surprenant effet d´étrangeté. Ainsi par-delà l´apparente similitude, ce qui ressort principalement de ce voyage en art contemporain est le sentiment d´un profond fossé culturel entre les deux pays.

  • La production de céramique émaillée est sans conteste l´une des manifestations artistiques les plus visibles du monde iranien. Cet ouvrage n´est certes pas le premier à traiter de céramique iranienne. Pour autant, les objets en céramique génèrent de nombreux champs d´investigation : de quelles sources dispose-t-on pour leur étude ? Où et quand les objets ont-ils été fabriqués ? Par qui ? Répondaient-ils à une commande ? Étaient-ils au contraire proposés par l´artisan sur un marché ? Du terrain circonstanciel, nos interrogations s´approfondissent en considérations sociologiques ou scientifiques : d´où provenaient les matériaux qui les composent et quel était leur coût ? Les expériences permettant les découvertes ou les perfectionnements techniques étaient-elles financées ? Selon quels mécanismes ? Quel regard la société de l´époque portait-elle sur l´artisan et que sait-on de lui ? Quels usages, quelles fonctions remplissaient les objet en céramique, et plus largement, quel « sens » avaient-ils ? Les axes de recherche semblent se multiplier à l´infini et ce livre souhaite apporter des éléments de réponse à ces multiples interrogations.

  • Chef d´orchestre légendaire et icône culturelle, célèbre jusque dans les lieux les plus reculés, Herbert von Karajan (1908-1989) n´a jamais cessé de faire l´objet de nombreux débats. Aujourd´hui comme autrefois, ses admirateurs comme ses détracteurs s´entredéchirent. - Fut-il le précurseur de la mondialisation en matière de musique ? - Est-il à l´origine de l´esprit de lucre sans limites caractérisant certains virtuoses actuels ? - A-t-il exercé une dictature absolue sur l´Orchestre philharmonique de Berlin ? - Fut-il un nazi militant ou un opportuniste sans scrupules ? - A-t-il réussi ou échoué dans ses entreprises audiovisuelles ? - Quelles étaient les particularités de ses interprétations, face à celles de Toscanini, de son ennemi juré Furtwängler, ou de chefs actuels comme Pierre Boulez ou Nikolaus Harnoncourt ? Le livre de Peter Uehling est la première biographie critique consacrée au Salzbourgeois le plus célèbre du monde avec Mozart. L´homme et l´interprète Karajan sont passés au peigne fin. Le narcissisme de l´un et le perfectionnisme de l´autre y sont disséqués avec clairvoyance et humour. Divers documents inédits sont apportés au dossier.

  • Etre musicien

    Paul Badura-Skoda

    • Hermann
    • 3 Octobre 2007

    Depuis soixante ans, Paul Badura-Skoda mène une entreprise patiente et rigoureuse pour découvrir la musique dans toute son authenticité. Arriver à restituer Mozart, Beethoven, Schubert ou Brahms avec exactitude et fidélité, ce fut l´objet des recherches de Paul Badura-Skoda. Faire aimer la musique, c´est sa passion, sa conception forte de l´être du musicien. Ce recueil, dans sa diversité, traduit d´une façon éclatante et exemplaire ce que peut signifier « Étre musicien ». Né à Vienne le 6 octobre 1927, Paul Badura-Skoda s´est très vite révélé comme un musicien hors pair. En 1947, il remporte notamment le 1er Prix du Concours International de Vienne. Il a joué sous la direction de Furtwangler, Karajan, G. Szell, Soiti, Bo^hm, Scherchen ; il a été le disciple d´ Edwin Fischer, et Frank Martin a composé pour lui. Avec un immense répertoire, aussi bien en tant que soliste ou en tant que chambriste, il est aujourd´hui l´un des plus grands pianistes contemporains. Commandeur des Arts et Lettres et chevalier de la Légion d´Honneur, il est l´actuel détenteur de l´anneau Bôsendorfer (Bôsendorfer Ring).

  • Le 25 août 1882, un jeune bourgeois fortuné de Reims, Hugues Krafft, débarque à Yokohama et s'installe au Japon pour six mois. Muni d'un appareil photographique à prise instantanée, il entreprend de fixer les aspects les plus traditionnels d'une civilisation en train de se transformer sous ses yeux pour entrer dans la modernité. En sa compagnie, on goûte au charme de l'ancien Japon, celui, moins connu, des petits gens, et l'on comprend mieux la séduction qu'il a exercée, et qu'il exerce encore. Avec 63 photographies titrées par Krafft et commentées par Suzanne ESMEIN avec transcriptions des mots japonais.

  • Le duc Yuan de Song voulait faire peindre des images, et les secrétaires arrivèrent en grand nombre. Ayant reçu ses instructions, ils le saluèrent et restèrent là debout, suçant leur pinceau et préparant leur encre. La moitié d'entre eux demeura dehors. Un secrétaire arriva en retard, nonchalamment et sans hâte. Après avoir reçu les instructions et salué, il ne demeura pas debout sur place et se retira chez lui. Lorsque le duc envoya quelqu'un pour l'observer, il s'avéra qu'il se trouvait les vêtements défaits, assis, jambes croisées, le torse nu. Le duc remarqua : « Voilà qui est parfait ! Celui-ci est un vrai peintre ! » (Zhuangzi, à 21, « Le vrai peintre ») Grâce à la découverte d'anecdotes édifiantes et de peintures remarquables, Yolaine Escande, calligraphe et peintre reconnue par les plus grands maîtres actuels, nous fait profiter de la ferveur du lettré, capable de vivre la dynamique du monde à travers la pratique ou la contemplation des arts. Son itinéraire au sein de la tradition picturale et calligraphique chinoise révèle la relation entre la Chine et l'Occident et s'avère une source inépuisable de richesse et de compréhension de l'une des plus grandes cultures de l'univers, qui continue de fasciner la pensée contemporaine.

  • Préface de Michel Rutschkowsky. L'art de la Russie ancienne s'épanouit durant plus de sept cents ans, du quinzième au dix-septième siècle. Très vite, les bâtisseurs russes manifestent un authentique génie créateur, marqué par l'élégance et l'harmonie des proportions. Ce second volume aborde l'histoire de l'architecture au cours d'une période correspondant à une mutation profonde de la Russie, qui se libère de l'emprise mongole et s'unifie sous l'autorité implacable des princes de Moscou, puis du tsar à partir du seizième siècle, soucieux de faire de sa ville une métropole aussi bien politique qu'artistique et culturelle. Une telle évolution se reflète dans les créations architecturales, dès lors confrontées à la question classique des rapports entre tradition et modernité à laquelle Pierre le Grand donnera la réponse définitive que l'on sait. L'auteur répertorie de façon minutieuse et détaillée un très grand nombre de sites et de monuments de toutes natures, religieux et profanes, princiers et populaires, souvent mal connus en France, et nous initie à une aventure architecturale complexe dont elle dévoile, avec rigueur et précision, la cohérence, la richesse et les lignes de force. L'iconographie, somptueuse et entièrement inédite, témoigne avec éloquence de la maîtrise et des dons artistiques des Russes. Une attention particulière est apportée aux bâtiments de bois, dont il subsiste de nombreux exemples dans les régions du Nord.

  • Le shanshui, ou paysage de montagnes et d'eaux, occupe depuis plus de mille cinq cents ans une place de choix dans la culture chinoise. Le présent ouvrage expose pour la première fois cette culture du paysage de façon synthétique, étudiant toutes les activités dans lesquelles elle se manifeste : peinture, jardins, sitologie, cartographie, poésie, calligraphie, philosophie, tourisme, et toutes les inscriptions dans la nature que les Chinois ont plaisir à découvrir au fil de leurs promenades. Ce livre propose de fait un ample panorama de la civilisation chinoise, de son histoire, de sa pensée et de ses formes artistiques. Le texte est accompagné de nombreuses illustrations originales et s'adresse tant aux spécialistes qu'aux curieux, aux amateurs d'art ou aux amoureux de la culture chinoise.

    Yolaine Escande, sinologue, est spécialisée dam les arts graphiques chinois, calligraphie et peinture. Elle est directrice de recherche au CNRS-EHESS. Dans les arts chinois, elle a suivi l'enseignement de maîtres lettrés à Taiwan, en Chine et à Paris. Reconnue comme artiste en Chine, elle participe régulièrement à des concours de calligraphie ou de peinture chinoise et y expose ses oeuvres.

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