Arts du spectacle

  • Hugo Marchand s'est réveillé un matin avec un rêve. Il avait neuf ans. C'est à ce rêve de danse que ce virtuose de la nouvelle génération d'étoiles de l'Opéra de Paris s'est accroché. Quatre ans après son entrée au conservatoire de Nantes, médaillé d'or à treize ans, il est admis à l'École de danse de l'Opéra national de Paris. Malgré son profil atypique, Hugo Marchand intègre le corps de ballet de l'Opéra à dix-sept ans. Il gravit les échelons, se mesure aux autres, comme à lui-même, dans les concours internationaux et accède au grade ultime de danseur étoile en mars 2017.
    En partageant son apprentissage, Hugo Marchand pose un regard sur la danse comme école de l'acceptation. Celle de l'immensité du travail qu'impose la concrétisation d'un rêve. De la quête d'excellence au façonnage de la confiance en soi pour le réaliser. Le bras de fer entre doutes et détermination. De la solitude à la surexposition, de l'amitié possible malgré la compétition. La perpétuelle confrontation au miroir, reflet des imperfections à dépasser.
    L'expérience d'une métamorphose.

  • La danse représente un réel défi pour les historiens. Art de l'éphémère, elle ne laisse dans son sillage que des traces très partielles une fois évanouie, et continue souvent à être oubliée dans les récits de l'histoire de l'art. Afin de combler ce manque, Laura Cappelle a réuni vingt-sept des meilleurs spécialistes internationaux de la danse occidentale, dont les travaux mettent en avant sur la longue durée, depuis la Préhistoire jusqu'à nos jours, une multiplicité de techniques et de pratiques.

    Des premiers indices de transes dansées à la libération moderne du corps, des ballets de la Renaissance à la création chorégraphique actuelle, cet ouvrage décrypte le mouvement à la lumière des dynamiques sociales, culturelles et artistiques qui l'ont façonné en Occident. La danse y est contemporaine, classique, apollinienne, dionysiaque, politique, esthétique, populaire ; de la ville à la scène, elle brouille les frontières et revendique aussi bien l'élévation que l'ancrage au sol, la virtuosité que le dépouillement.

    Projet essentiel pour que les fruits de la recherche nourrissent la culture générale de la danse ainsi que la compréhension des oeuvres et des pratiques aujourd'hui, cette traversée de l'histoire s'adresse à tous les publics.

  • Redonner au spectateur confiance en son propre regard, une confiance qu'il n'aurait jamais dû perdre, telle est l'ambition de ce parcours à travers les spectacles et quelques manières de les contempler. Théâtre parlé, mime, danse, danse-théâtre, performance, cinéma et média audiovisuels : comment les analyser, notamment lorsqu'ils se combinent en des oeuvres hybrides ? Comment distinguer leurs composantes : jeu de l'acteur, voix, musique, espace, temps, costumes, éclairages, etc. ?
    L'analyse et l'interprétation se placent résolument du point de vue psychologique, sociologique, anthropologique et interculturel du récepteur. Le spectateur est encouragé à revoir sa façon de décoder un spectacle. Les études théâtrales s'associent aux Performances Studies pour mieux évaluer les productions postmodernes et postdramatiques, pour réfléchir sur les moyens de créer ou de recevoir un spectacle. L'exemple des Marchands (2006), de Joël Pommerat, nous offre l'occasion d'observer les nouvelles identités du spectateur. Tout est possible, ou presque.

  • Oublier le temps

    Peter Brook

    • Seuil
    • 24 Octobre 2017

    "J'aurais pu appeler ce livre Faux Souvenirs. Non que je veuille consciemment dire des mensonges mais, en écrivant, je m'aperçois que le cerveau ne dispose pas d'une chambre froide où conserver nos souvenirs intacts, il est plutôt un réservoir de signaux fragmentaires qui attendent que le pouvoir de l'imagination leur donne vie - et ceci, en un sens, est une bénédiction".

  • " Rilke savait mieux que personne qu'avoir écrit les Élégies et les Sonnets, avoir réussi à célébrer l'espace angélique tel qu'il l'avait pressenti très jeune et entrevu en certains moments décisifs de sa vie, ce n'était pas être devenu soi-même l'ange ou Orphée. /.../ Mais sans doute avait-il désiré le grand poème comme Colomb l'Amérique, comme l'amant l'aimée. "
    Dans cet ouvrage, Philippe Jaccottet s'emploie à retrouver un regard plus libre sur le poète et son oeuvre. Il s'écarte, dans la mesure du possible, de la légende et s'appuie sur ces mots de Robert Musil : " Rainer Maria Rilke était mal adapté à ce temps. Ce grand poète lyrique n'a rien fait que porter pour la première fois à sa perfection la poésie allemande... "
    Une monographie de référence, signée par un poète français parmi les plus importants, traducteur de l'oeuvre de Rilke.

  • C'est l'un des plus célèbres chorégraphes du monde. Qui se cachait vraiment derrière ce fameux barbu aux grands yeux bleus, qui créa Boléro, Le Sacre du printemps, L'Oiseau de feu, et plus de trois cents autres ballets au sein de son Ballet du XXe siècle puis du Béjart Ballet Lausanne ?
    Ariane Dollfus nous raconte ce créateur infatigable, homme très érudit, fils aimé d'un père philosophe, courtisé mais très ascète, zen et obstiné, qui voulait dire son ressenti du monde en mettant la danse, ses danseurs et son public aux prises avec la modernité. En s'appuyant sur de nombreux entretiens inédits, avec Béjart comme avec ses proches, elle dévoile les coulisses de la création, mais aussi la personnalité ambivalente de Maurice Béjart, médiatique et humble, aimant et distant, généreux et exigeant.

  • Mai 68 a été une immense prise de parole dans toute la société française, entre étudiants et ouvriers, entre jeunes et vieux, entre femmes et hommes. On a parlé de tout, de tout, de tout, de la politique comme de la sexualité, des revendications comme des désirs, et ce mouvement culturel qui contestait la société capitaliste marchande dans son ensemble et dans ses détails nous a légué des outils pour penser aujourd'hui, et d'abord, pour continuer d'explorer la parole : pourquoi parler, comment parler, un dialogue, c'est quoi.

  • " Le tango réside entre un pas et un autre, là où s'entendent les silences et où chantent les muses ", disait le danseur Gavito, comme si c'était dans cette pause, cet interstice, que s'exprimaient les émotions qui donnent naissance au pas suivant. Dans cet entre-deux, naît et vit le tango que nous aimons.
    Ni guide, ni encyclopédie exhaustive, ce dictionnaire se veut une déambulation subjective dans un univers en perpétuelle mutation. Car si le tango est bien un monde en soi, une musique, une danse, une poésie, il définit aussi une certaine conception de l'existence. Une promenade en liberté qui, si elle parcourt les sentes balisées de l'histoire et des références communes de Buenos Aires à Paris et au-delà, emprunte aussi des chemins de traverse au gré de nos investigations et de notre fantaisie.
    Plus de cinq cents entrées font ainsi la part belle aux biographies de personnages (musiciens, chanteurs, danseurs, poètes...), mais aussi aux lieux, aux paroles, aux techniques et aux concepts, et permettent de reconstituer le voyage de cette alchimie métisse née dans le Río de la Plata au tournant du XXe siècle et vécue aujourd'hui autour du monde par des milliers de passionnés.
    Journaliste de presse écrite et télévision, documentariste, chroniqueur à la radio, Jean-Louis Mingalon est un spécialiste des musiques du monde.
    Philosophe de formation et docteur en science politique, Gwen-Haël Denigot est journaliste en sciences humaines et sociales et vit entre Paris et Buenos Aires.
    Ethnologue de formation, spécialiste des musiques populaires, Emmanuelle Honorin est journaliste et productrice de musiques du monde, auteur de Astor Piazzolla, Le Tango de la démesure (Demi Lune, 2011).
    Cet ouvrage est l'heureux lauréat du coup de cœur de l'Académie Charles Cros.

  • Le projet des Registres, à la fois oeuvre des souvenirs et souvenirs de l'oeuvre, tel que Jacques Copeau l'avait envisagé, répondait au besoin de questionner le sens de sa vie et de se racheter du sentiment de 'n'avoir produit que des choses périssables, éphémères'.
    Les années qui vont de 1929 à la Seconde Guerre mondiale sont marquées par la profonde solitude de Copeau. À mesure que ses projets deviennent irréalisables, son regard sur l'état général du théâtre se fait lucide et incisif. La théorie de Copeau cherche à redessiner la place du théâtre et de ses institutions dans une culture du spectacle qui évolue rapidement (avènement du cinéma parlant et de la radiodiffusion, impulsion de grands mouvements sociaux et politiques culturelles des régimes autoritaires).
    L'ouvrage expose les rapports de Copeau avec la culture italienne des années 1930 - les mises en scène au Mai musical florentin - et revient sur la partie la plus controversée de sa carrière : la direction intérimaire de la Comédie-Française dans les premiers mois de l'Occupation de mai 1940 à janvier 1941. Après ce chapitre amer, de retour en Bourgogne, Copeau réalise en 1943 sa dernière tentative, réussie, d'expérimenter le modèle d'une représentation chorale et rituelle.

  • La représentation du monde de la danse classique oscille entre fascination et condamnation. Fascination pour les danseurs et danseuses qui se consacrent " corps et âme " à la recherche de l'excellence artistique. Condamnation de la souffrance et des sacrifices d'une vie d'ascète dans un univers compétitif à l'extrême.

    La représentation du monde de la danse classique oscille entre fascination et condamnation. Fascination pour les danseurs et danseuses qui se consacrent " corps et âme " à la recherche de l'excellence artistique. Condamnation de la souffrance et des sacrifices d'une vie d'ascète dans un univers compétitif à l'extrême. Le cinéma, la littérature et les médias véhiculent sans cesse une telle tension, comme en témoigne le fi lm à succès
    Black Swan.

    Le Ballet de l'Opéra de Paris est au cœur de cette représentation fantasmatique, au point d'en être le modèle. Dévoilement des coulisses de cette institution prestigieuse, cet ouvrage montre comment les désirs des jeunes aspirants sont façonnés, entretenus ou remis en cause au fil d'une vie tout entière consacrée à la danse malgré des chances de réussite très incertaines.

    L'enquête menée auprès des élèves et de leurs parents, des professeurs et des anciens danseurs permet de saisir sur le vif les mécanismes sociaux qui amènent les danseurs à donner du sens à leur engagement. En suivant les danseurs et les danseuses dès l'entrée dans la pratique, durant la scolarité et jusqu'à leur départ à la retraite, Joël Laillier donne à voir la fabrique d'une élite artistique.

  • Danse et musique

    Claire Paolacci

    La musique et la danse n'ont jamais cessé de se nourrir l'une l'autre.
    Le répertoire occidental abonde en pièces, formes musicales et théâtrales dans lesquelles musique et danse sont associées en partant de la marche, pas de danse le plus élémentaire. À propos du bal, nous verrons comment des pièces de danses deviennent progressivement des suites instrumentales destinées au concert, dont Bach devient un modèle.
    Des compositeurs s'emparent de musiques de danse non plus seulement dans le but de divertir mais pour affirmer une identité, notamment nationale.
     Par ailleurs, la création de pièces de danse dans des cadres de plus en  plus spectaculaires conduit au développement de multiples genres théâtraux mêlant musique et danse, tel l'opéra ballet que Molière et Lully ont illustré, ou les grands ballets classiques dont Tchaïkovski a fait des chefs-d'oeuvre.
    Si la danse a longtemps imposé ses exigences à la musique, elle a aussi été une source de renouvellement des formes, des plans, des styles et du langage musical.
    Au XXe siècle s'affirment à la fois l'interaction et l'autonomie des deux arts, compositeurs et chorégraphes collaborant étroitement : la musique est danse et la danse, musique.
                              
    Historienne et musicologue, Claire Paolacci est conférencière au Musée de la musique (Philharmonie de Paris) et enseigne à l'Université Paris Sorbonne. Elle poursuit ses recherches sur l'Opéra de Paris et a récemment publié Les Danseurs mythiques (éd. Ellipses, 2015).
      
     
     

  • Daniel Mesguich a rassemblé ici un ensemble de ses textes (préfaces, postfaces, programmes de théâtre, discours) parus sur le théâtre ou son expérience de metteur en scène qui témoignent de 40 ans de théâtre. Un "enseignement" qu'il semblait important de livrer aux générations futures :
    "Et tous ces textes, à la teneur tantôt polémique, tantôt politique, tantôt philosophique, tantôt critique, tantôt "artistique", etc., écrivaient, m'a-t-il semblé, et décrivaient, ma vie, mes pensées, mes actions, mieux, beaucoup mieux, que ne l'aurait fait quelque dissertation homogène et continue. Cet ensemble de textes [...], voici que, mis en bouquet, ils se faufilaient, se traversaient, se brochaient l'un dans l'autre, rejaillissaient l'un sur l'autre, se recoupaient l'un l'autre [...], se révélaient - en creux - comme un seul texte, un seul tissu de transmission. Un recueil, véritablement."

  • Dans les coulisses des représentations d'une tragédie grecque, un figurant observe l'envers du décor : la machination et la révélation propres au théâtre, les tensions et les détentes des comédiens. Il rumine des pensées d'Aristote et du spectacle, de Benjamin et du Trauerspiel. Il entend la diction du poème, ses déclamations, ses clameurs. Il partage la solitude muette d'une statue de plâtre, témoin du recommencement perpétuel, fragile et immémorial de la scène. Journal tenu pendant les représentations des Phéniciennes d'Euripide mises en scène par Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe au Théâtre national de Strasbourg en 1982. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe.

  • « Les temps ont changé. Les femmes ne veulent plus avoir les corps émaciés des top models. Elles veulent un corps élancé, tonique, puissant, et une posture parfaite. »
    Un corps de ballerine, en somme.

    La célèbre et inspirante ballerine Misty Copeland partage ses secrets pour redessiner son corps pour se construire une silhouette élancée et pleine et force, et une santé rayonnante.
    Dans son premier livre de santé et fitness, Misty montre comment trouver la motivation de devenir plus forte et en meilleure santé, et comment se dessiner un corps mince et souple grâce à des exercices en pas à pas, des menus, des routines d'entraînement. Faisant l'éloge des bonnes graisses et d'un programme de fitness basé sur des exercices de danse, elle partage les méthodes et les astuces qu'elle a elle-même adoptées.

    Avec des astuces de motivation et d'encouragement, le livre propose un important et inspirant chapitre sur l'importance des modèles dans notre vie, et des extraits du journal de gratitude de la ballerine.

  • " Il y a mon Noureev, ton Noureev, son Noureev, notre, votre, leur, à chacun le sien.
    Pour moi il était tout à la fois, j'ajouterais qu'il avait même, ce qui est rare, le don de l'amitié.
    Si j'écris ce petit livre sur mon ami Noureev, c'est pour me retrouver près de lui et faire revivre quelques instants de travail et de complicité que nous avons partagés. Surtout pas de langue de bois pour raconter une star empaillée qu'il n'a jamais été, mais un homme brûlant la vie par le travail, l'humour ravageur qui déstabilisait son interlocuteur l'amour de son art et de la vie dans laquelle il mordait à pleines dents, avec excès, jusqu'à en mourir. "




  • Table des matières
    Préface
    Présentation
    Aperçu chronologique partiel des danses
    Première partie : des origines à 1992 aux États-Unis
    1 – Des origines aux années 1929
    Les origines
    La contredanse
    Les colons
    Les bals populaires
    Les bals mondains
    Les maîtres de danse
    Les danses traditionnelles
    Le virginia reel
    La square dance
    Le clogging
    Le two-step (Washington Post two-step)
    Une perte d’intérêt pour les danses traditionnelles
    Le cake walk : l’ancêtre des danses swing
    Les danses animalières : des danses ragtime précurseurs des danses swing
    Le fox trot
    2 – Des années 1930 aux années 1950 : les années swing
    L’avant-guerre
    Le shim sham
    Le charleston
    Le lindy hop/jitterbug
    Le bunny hop
    Le big apple, une danse de transition
    L’après-guerre : la cohabitation des genres
    Le stroll ou quand la contredanse se fait swing
    À propos des danses swing
    Le west coast swing
    L’east coast swing
    Le nightclub two-step
    Évolution des danses traditionnelles
    Un retour annoncé de la square dance
    Vers la modern western square dance
    Les round dances
    Le two-step : la danse de base des Américains
    Vers le clogging moderne
    3 – Des années 1960 aux années 1970 : vers les danses en lignes
    1960-1970 les années twist et le disco
    Le twist et les fad dances
    Le madison : tous en ligne
    « 30 Something »
    « Electric Slide » (1976) : célèbre et pourtant ignorée
    « Texas Freeze » : la première country line dance ?
    « Cowboy Boogie »
    « Tush Push » : deux chorégraphes revendiquent un succès
    4 – À partir des années 1980 : le retour en force des danses traditionnelles
    La country music réoccupe le devant de la scène musicale
    Urban Cowboy
    Un retour aux valeurs traditionnelles
    Une augmentation exponentielle des country line dances
    Achy Breaky Heart : la country line dance déferle sur le monde
    5 – La line dance
    Une définition de la line dance
    La country line dance objet d’un véritable engouement
    Spécificités de la country line dance
    La ligne, le lien : un facteur de cohésion sociale
    De la sensualité
    La ligne de danse
    6 – Classification des danses country & western
    7 – Une brève histoire de la musique country
    L’Old Time music
    Le country gospel
    La western music : les chants cowboys
    Le western swing
    Le honky tonk
    Le bluegrass
    Le rockabilly
    Le Nashville sound
    Les outlaws
    La new country
    Le cajun et le zydeco
    Deuxième partie : Les danses country & western en France
    L’univers country & western : un monde familier
    La mode country & western : du garçon vacher aux fashion victims
    Quelques premiers grands événements en France
    La square dance
    L’American Club 78 : le « western loisir »
    Les associations de western modern square dance
    Le code vestimentaire
    La square dance et les Westerners
    Le west coast swing
    La country line dance
    La souche alsacienne
    Les débuts de la médiatisation
    L’aventure du Billy Bob’s
    Les Amis du Far West
    Le festival de Mirande
    Une multiplication des associations
    Handi Line
    Les structures
    Les fédérations
    Les formations
    Les compétitions
    Les premières compétitions
    Un choc pour les danseurs de loisir
    Les autres compétitions
    Les bals, les festivals et autres manifestations connexes
    Les supports de diffusion et d’information
    Documentation pratique
    Les chorégraphies
    Le pot commun national
    Le portail You Tube
    La playlist national ou Top 100
    Description d’une fiche chorégraphique
    Répartition des danses sur le plancher
    L’étiquette de la piste
    Les danses de clôture des bals
    Conclusion
    Documents annexes
    Article Life Magazine sur le Lindy Hop
    Les pas du madison
    « 30 Something »
    « Electric Slide »
    Courriel de Kenneth Engel
    « The Texas Freeze »
    Terminologie
    Sources
    Remerciements

  • Mises en intrigues, récits, interprétations, personnages, rôles, règles du jeu... sont autant de notions communes aux arts du spectacle, à la littérature et à de nombreuses disciplines scientifiques. De la mise en récit des traces du passé à l'expérience du travail ou des relations sociales urbaines, les récits structurent les identités individuelles et collectives. La fiction donne à voir ce qui suscite la répulsion ou la fascination dans le comportement humain et propose des modèles qui échappent à la simplification. Elle permet d'exercer l'aptitude à l'empathie, d'expérimenter des formes de raisonnement ou de sensibilité, d'imaginer des mondes possibles. Les travaux de recherche les plus récents mettent en évidence l'importance de la représentation et de la compréhension des intentions, des émotions d'autrui dans le développement du langage, des capacités cognitives et des interactions sociales. En explorant les liens entre fiction, récit, pensée et vérité, c'est l'humain que questionnent les arts de la scène, de l'image et du texte, au même titre que les sciences humaines, sociales ou cognitives. Cet ouvrage en témoigne à travers ses multiples voix

  • Le premier ouvrage traitant de tous les aspects du travail avec des chaussons de pointes.
    Vous y trouverez un bref historique truffé d'anecdotes ainsi que des notions d'anatomie du pied et... du chausson.
    Sa technique de fabrication n'aura plus de secret pour vous.
    Les petits trucs des danseuses professionnelles vous seront dévoilés avec quelques exercices pour travailler vos pieds et éviter les problèmes.
    L'ouvrage s'achève par un tour du monde des chaussonniers et des grandes écoles qui préparent chaque jour les étoiles de demain.

  • Cet ouvrage collectif offre une synthèse sur une figure fondamentale dans l'histoire du théâtre : l'acteur. Il dépasse les visions monographiques en proposant une galerie représentative du vedettariat et en s'intéressant à quelques destins individuels (comme Molière, Mlle George, Frédérick Lemaître etc.). Un ouvrage au carrefour des lettres et de l'Histoire. 

  • Quand il publie ses Mémoires, en 1860 à vingt-deux ans, Jules Léotard est en pleine gloire. Il vient d'être sacré par la presse, à Paris, Berlin, Londres, New York, 'roi des trapézistes'. Les femmes se battent, sous le praticable où il exerce son art, dans l'espoir d'approcher le 'corps sublime' que le jeune homme entraîne depuis l'enfance dans les gymnases. Le Toulousain a été formé par son père au 'système gymnique' mis en place par Amoros. Sa spécialité est rapidement trouvée : le trapèze volant, dont il est l'inventeur moderne et le représentant d'époque le plus virtuose, enchaînant dans les airs, à quelques mètres au-dessus des têtes, les numéros, les pirouettes, les sauts. À vingt et un ans, Léotard monte à Paris et débute au Cirque d'Hiver. Le Second Empire aime ces spectacles du corps, où la peur et le brio, le risque et la vitalité sont mis en scène dans leurs rapports délicats, avec un éclat inédit propre à la fête impériale. Les foules se pressent devant ses jeux de jambes et leur galbe, habilement souligné par la tenue mise au point par le trapéziste lui-même : un maillot et un collants blancs moulants. Considéré comme l'homme le plus attirant de son temps, il laisse cette trace de tissu révélatrice à la postérité : aujourd'hui encore, le justaucorps des trapézistes se nomme leotard en anglais. Ces Mémoires oscillent entre le récit d'une vie d'exercices, d'une pratique de la gymnastique, et les commentaires, souvent drôles, ironiques, sur la fabrication d'une gloire et ses effets parfois déroutants, celle d'un art autant que d'un corps.

  • Loin de Paris, en Bourgogne, les Copiaus (1925-1929) reviennent aux sources de la représentation et réinventent le rapport de l'acteur au public. L'histoire de leurs crises et de leurs succès est retracée depuis la constitution de la « petite troupe de campagne » jusqu'à l'effort de fondation d'un théâtre provincial autonome.

    Par leurs spectacles, élaborés au sein de la pratique groupale, les Copiaus renouvellent les traditions locales des communautés de la Côte-d'Or : les pièces et les prologues se mêlent aux séquences improvisées, aux scènes mimées, aux danses et aux chansons. Dans sa fonction de chef de troupe et de Dramaturg, Copeau s'inspire de la Commedia dell'Arte, et utilise la technique du montage pour mettre en valeur la création de chaque comédien.

    Ce septième tome des Registres suit le rayonnement des Copiaus dès leur grande tournée de 1925, et étudie la diffusion des idées de Copeau en Europe et aux États-Unis. À New York, où il prépare la mise en scène des Brothers Karamazov (1927), Copeau laisse des marques profondes dans un contexte théâtral en pleine évolution.

  • On le crut longtemps en déshérence. Concurrencé par les rythmes anglo-saxons quand ce n'est pas censuré ou contraint à l'exil par la dictature, le tango avait quasiment disparu de la scène porteña. Jusqu'à ces jours tragiques de la crise Argentine où le peuple en révolte ne le plébiscite et en fasse l'étendard de son identité.
    C'est ainsi que venu des marges, porté par un vaste courant de rébellion, le mouvement tanguero conquit à nouveau le coeur de Buenos Aires comme il l'avait séduit un siècle auparavant.
    De la musique à la danse en passant par l'écriture des textes, on ne compte plus la profusion d'orchestres, de professeurs et de poètes qui depuis les années 1990 l'enrichissent de leurs créativités. Indépendamment du boom croissant de la danse pour des milliers de touristes, l'apprentissage du tango dans les écoles et l'immense engouement des jeunes argentins pour la milonga (le bal) ont un profond impact dans la vie sociale.
    Une réappropriation musicale et culturelle qui, bien plus qu'un phénomène, constitue au regard d'Horacio Ferrer, Directeur de l'Academia Nacional del Tango « l'avènement d'une ère sans précédent ».
    C'est à la genèse et à l'inventaire de ce nouvel âge d'or du tango que s'efforce de répondre cet ouvrage. Après un premier essai sur l'histoire de la capitale argentine : « Buenos Aires, cinq siècles d'un mythe réinventé », Michel Bolasell nous livre ainsi le fruit d'une enquête inédite à ce jour, richement illustrée et complétée par plusieurs grands entretiens avec les principaux danseurs, musiciens, auteurs et interprètes de cette nouvelle mouvance du tango, qui passionnera les amateurs du genre autant qu'il suscitera la curiosité des moins initiés.

  • « Je crois que j'ai toujours été un enfant du spectacle. D'aussi loin que remontent mes souvenirs, je n'ai jamais imaginé faire autre chose. Et surtout, je n'en ai jamais eu l'envie.
    Le public me fait vivre. C'est à lui que je dois dire merci. Et c'est pour lui que je continuerai le plus longtemps possible à faire le show, à avoir de nouvelles idées et à mettre dans la lumière ceux qui savent nous faire rêver : les artistes. »

  • Cet ouvrage propose une analyse originale sur les relations cinématographiques entre Cuba et le Mexique à la période classique, à travers la construction de l'imaginaire particulier du mélodrame de cabaret, peuplé de danseuses de rumba au sang chaud et au coeur tendre. Les films dont elles sont les héroïnes sulfureuses s'enracinent dans les traditions génériques de l'industrie du cinéma mexicain, retravaillées par l'apport cubain à travers la musique, la danse, les paysages et les cabarets. Ils façonnent des personnages féminins originaux, introduisant des représentations inédites de danseuses et de femmes fatales qui luttent pour leur autonomie, et jouissent d'une grande liberté dans leur rapport avec leur corps. Cette coopération cinématographique s'explique par la volonté des producteurs, distributeurs et metteurs en scène mexicains de s'imposer sur les écrans cubains, tandis que les Cubains espèrent bénéficier de leur savoir-faire technique et artistique pour jeter les bases d'un cinéma national encore embryonnaire. Toutefois, l'atmosphère « tropicale » mise en oeuvre dans les films s'avère un trompe-l'oeil commercial lié au regard mexicain qui exotise Cuba. Un postulat dénoncé par les critiques et cinéastes cubains, en particulier au lendemain de la Révolution qui souhaite rompre radicalement avec ce cinéma commercial. La réception et l'historiographie de ces films en font ainsi de puissants révélateurs des imaginaires nationaux qu'ils contribuent à façonner et à véhiculer.

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