Centre National de la Danse

  • Un geste dansé n'est pas nécessairement éphémère : il peut connaître une longue vie s'il trouve des milieux pour l'accueillir et l'entretenir. C'est ainsi que des ballets « classiques » ou des chorégraphies « contemporaines » circulent, se transmettent et se transforment avec le temps. Croisant esthétique, histoire et anthropologie, cet essai critique s'attache à la mémoire des oeuvres en danse. Il expose les conditions artistiques et politiques de leur survie et de leurs devenirs à travers trois cas de répertoires emblématiques : celui du Ballet de l'Opéra de Paris, de Merce Cunningham (1919-2009) et de Dominique Bagouet (1951-1992). Mettant au coeur de sa réflexion le travail des danseurs et des chorégraphes, leur savoir-faire, les représentations et les imaginaires qui nourrissent leurs pratiques, Isabelle Launay analyse et historicise diverses façons d'activer (voire d'inventer) une tradition en danse ainsi que les débats contradictoires qui animent celle-ci.

  • En 2007, alors qu'il danse Set and Reset de la célèbre chorégraphe Trisha Brown, Noé Soulier découvre avec surprise sa difficulté à interpréter cette danse qui ne présente pourtant aucun problème technique. Il prend alors conscience que sa manière d'envisager le mouvement, issue de sa formation classique, ne lui permet pas de bien appréhender des gestes ou des actions relevant d'autres styles ou pratiques de danse.
    Cette révélation est à l'origine de ce livre. L'artiste y distingue plusieurs manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques ou de la performance, de la danse classique à William Forsythe, mais aussi de divers concepts empruntés aux philosophes, linguistes ou théoriciens de l'art.
    « Implicitement, j'avais analysé et mémorisé les deux premiers mouvements de la manière suivante : le bras forme une ligne droite qui décrit un arc de cercle vers le bas ; au moment précis où il passe devant le genou, celui-ci se fléchit, puis le tronc bascule d'environ 20 ° vers l'avant, etc. Il était impossible d'exécuter correctement la phrase de Set and Reset avec cette lecture du mouvement. La suivante fonctionnait mieux : je laisse tomber le poids du bras étendu, le bras entraîne dans sa chute le genou dont le fléchissement fait basculer le torse, et ainsi de suite. »
    Danseur, chorégraphe, Noé Soulier articule ici des manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques. Il développe ainsi des focales d'attention : des cadrages conceptuels qui proposent différentes façons d'appréhender le mouvement et le corps. Cette recherche se situe à la frontière ténue entre une pratique artistique qui se concentre sur l'attitude du spectateur et une réflexion sur l'art qui cherche moins à décrypter le sens des oeuvres qu'à enrichir les multiples manières d'en faire l'expérience. Actions, mouvements et gestes est une proposition chorégraphique qui prend la forme d'un livre. C'est une oeuvre d'observation qui fait de l'élaboration de différents modes de regard sur le mouvement la danse elle-même.

  • Il n'existe ni regard idéal ni méthode pour analyser les oeuvres en danse. Telle est la conviction portée par ce livre qui place l'inventivité du spectateur au coeur de l'analyse. Chacun est invité à sortir du jugement, du goût personnel ou du sentiment d'ineffable pour explorer différentes modalités de regard, entre le temps de la contemplation d'une oeuvre et la formulation d'une pensée construite à son sujet. Entrelaçant leurs points de vue, Isabelle Ginot et Philippe Guisgand proposent une réflexion sur les enjeux de l'analyse d'oeuvre et de l'éducation du regard. Leur démarche s'appuie sur des ateliers, des jeux perceptifs et linguistiques, des expérimentations ludiques, dans lesquels on pourra puiser. Il s'agit de penser la nature singulière autant que collective de notre relation aux oeuvres, tout comme les contextes où celle-ci peut s'exercer. Car écrire sur la danse, débattre des oeuvres et dialoguer avec elles sont des moyens d'innover au sein de nombreuses pratiques (enseignement, ateliers de spectateurs, médiations, critique d'art, performances, accompagnements à la création, etc.). Ainsi l'analyse des oeuvres s'ancre dans un monde qui n'est pas seulement celui de la recherche mais celui de tous.

  • Ce livre retrace l'histoire de la fascination pour le butô en France, depuis le choc de sa découverte à la fin des années 1970. Cette fascination, non dénuée de malentendus, a suscité de nombreux désirs d'ailleurs et de Japon, qui ont travaillé la danse contemporaine, alors en pleine effervescence. Quels désirs esthétiques le butô est-il venu combler ? Qu'a-t-il déplacé et déstabilisé dans la danse contemporaine ?
    Analyser ce phénomène de réception, c'est déconstruire les lieux communs qui l'accompagnent. C'est aussi relire l'histoire de la danse en France : le butô a fait notamment ressurgir des désirs d'expressionnisme chez les danseurs contemporains alors tournés vers les abstractions américaines. Dans une approche mêlant esthétique et histoire culturelle, analyses de discours critiques et de gestes, ce livre relie l'histoire chorégraphique récente à celles, plus longues, du japonisme et de la mémoire de Hiroshima. Il révèle ainsi les multiples dynamiques à l'oeuvre dans la réception du butô.

  • La figure de l'« amateur » est multiple, voire contradictoire. Elle intensifie et trouble les notions de travail, de création et de transmission, d'expertise et d'expérience. Elle déplace et transforme les normes et les catégories esthétiques, éthiques, politiques, qui sont à l'oeuvre dans le spectacle et dans la pratique de la danse contemporaine. Des choeurs de mouvement aux expérimentations les plus récentes, selon l'âge, les identités et les appartenances, les lieux et les dispositifs, le corps du danseur amateur peut être à la fois ordinaire - ni virtuose ni en représentation, mais humainement présent - et extraordinaire, surprenant, témoin d'« autre chose ».
    Ouvrage collectif, Corps (in)croyables propose un ensemble d'analyses qui tentent de saisir la fragilité diverse de ces figures d'« amateurs », tout en mettant en question les pratiques dans lesquelles elles entrent en jeu.

  • « S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ?
    Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.

  • Dans une langue poétique et polyphonique, c'est le trajet d'un artiste en recherche que retrace ce livre. Analysant son propre travail mais aussi les oeuvres emblématiques des artistes brésiliens Luiz de Abreu, Micheline Torres et Marcelo Evelin, le danseur et chorégraphe Volmir Cordeiro invente ici, à travers l'écriture, une forme sensible où la création est inextricablement liée à sa position de chercheur et à son regard de spectateur.

    « À partir de Ciel, mon premier solo, et d'un réseau poétique d'oeuvres avec lesquelles j'entretiens une certaine proximité, je m'intéresse aux marges qui dansent. Je plonge ainsi dans l'exercice de l'écriture. L'artiste-chercheur qui écrit prend et refuse la distance. Je sais d'emblée qu'à la fin du projet, que ce soit une thèse, un livre ou une pièce dansée, je ne serai tout juste qu'au commencement, au début de mon propre jeu. Progressivement, j'essaye de produire une extension de mon travail artistique, une analyse ex-corpo de la scène, vitale pour moi. Car derrière ces lignes, une nouvelle danse se dessine déjà, qui m'habite et m'incorpore. » (Volmir Cordeiro)

  • Apparues aux États-Unis, ouvertes à toutes les influences, les danses jazz portent depuis toujours les traits de la mixité. Se pencher sur le jazz, c'est observer un art du présent, ouvert à tous les mouvements possibles, hybride dans ses techniques, éclectique dans son inspiration, mélangeant les temps, les lieux, les espaces.
    Sous-tendu par la question des échanges interculturels et du métissage, cet ouvrage mêle des approches historique et esthétique. Il propose un voyage à la découverte de contextes, d'artistes, d'oeuvres susceptibles d'éclairer les cheminements du corps tout en donnant des repères. Il s'agit de considérer les imaginaires, les fantasmes et les projections qui alimentent les discours critiques portés sur celui-ci, sans oublier les codes qui définissent une appartenance, une manière de vivre et de sentir.

  • Si la mémoire des oeuvres en danse peut s'entretenir à travers des traditions, qu'advient-il lorsqu'il y a rupture dans la transmission, quand des danseurs et chorégraphes modernes, tels Mary Wigman, Valeska Gert, Joséphine Baker ou Rudolf Laban, envisagent une mémoire discontinue de leurs gestes ? Et qu'arrive-t-il, presque un siècle plus tard, lorsque des artistes contemporains découvrent des danses passées et se laissent ravir au point d'en faire quelque chose ? Reprendre, c'est alors créer un court-circuit dans le temps qui « allume la mèche de l'explosif enfouie dans l'Autrefois », selon Walter Benjamin. Mettant au coeur de sa réflexion l'analyse des oeuvres chorégraphiques, de leur processus et de leurs enjeux, Isabelle Launay observe la façon dont des artistes contemporains (Vera Mantero, le Quatuor Knust, Jérôme Bel, Latifa Laâbissi, Mark Tompkins, Loïc Touzé) réactivent des danses du passé. Dégagée du continuum d'une tradition, la mémoire des oeuvres circule et travaille alors par surprises, transferts, montages et par l'inquiétante force de la citation.

  • « La danse au plus profond de moi, ma danse profonde, cette nécessité personnelle, d'où vient-elle ? Et votre danse, celle qui est au plus profond de vous, d'où vient-elle ? Dans le dictionnaire, il est dit que les danses sont des pas rythmés. La danse profonde, c'est autre chose. Il y a des gens qui n'ont jamais appris des pas de danse et qui se sont éveillés du moment qu'ils se sont mis à danser. La danse profonde, ce n'est pas un système, c'est quelque chose que vous connaissez avant même de naître, c'est une chose profonde en vous. Mais vous pouvez passer toute votre vie à éviter ce que vous êtes... »
    Figure majeure de la danse moderne aux États-Unis puis en France, influencé aussi bien par Mary Wigman que par Joseph Pilates, le danseur, chorégraphe et pédagogue Jerome Andrews (1908- 1992) a marqué de nombreux artistes contemporains. Entre 1968 et 1980, à l'invitation d'Arno Stern, pionnier en matière éducative, il donne des conférences sur sa conception de la danse et sa pratique pédagogique. Dans ces interventions, éditées ici pour la première fois, affleurent son humilité, sa spiritualité, sa fantaisie. On y découvre surtout la subtilité et l'exigence de sa quête, celle d'un épanouissement personnel à travers le mouvement, et son désir de libérer en chacun les possibilités d'une « danse profonde ».

  • Qu'est-ce qu'une vie de danseur ? Peut-on la raconter ?
    À partir d'entretiens menés en studio avec des danseurs interprètes de formation, de culture et d'âge différents, Enora Rivière recompose la biographie fictionnelle d'un danseur. Une histoire de corps et donc de vie, où l'on parle beaucoup de ce que l'on croit savoir ou avoir su de la danse, de ce que l'on en espère ou en a espéré, de ce que cela signifie passer sa vie à danser...
    Parmi les moments clés ou les thèmes évoqués dans le livre : le temps du salut, l'entrée en scène (préparatifs, rituels), la représentation, l'inscription dans la troupe, le processus de création, la « vocation », la formation, la pédagogie...
    Ce texte de nature littéraire joue sur le multiple et le singulier, laissant entendre des voix entremêlées dont on distingue toujours la tonalité personnelle. Au récit de ces moments de vie répond l'évocation d'expériences de scène, les danseurs décrivant alors les perceptions et les sensations qui les traversent lorsqu'ils sont au plateau ou « au bord de » la scène (ob.scène).

  • Tout au long de sa carrière, Michel Bernard n'a cessé de poursuivre son exploration rigoureuse et passionnée de l'acte de danser. Il nous livre ici le fruit de ce travail, au travers d'un choix de textes - dont beaucoup inédits - qu'il a rassemblés autour de grands axes : l'exploration des différentes facettes de la corporéité dansante et l'examen des processus de création chorégraphique, puis de ceux de la réception et de la mémorisation du spectacle de danse. Le florilège se poursuit avec l'étude du travail de figures emblématiques, et s'achève par une analyse du statut de l'enseignement de la danse dans le système institutionnel français. Ainsi est retracé l'itinéraire d'une recherche autour de ce mot trompeur : le « corps ».

  • Comment entrer dans la fabrique de la danse contemporaine via l'idée de littérature ou de texte ? Peut-on penser aujourd'hui l'art littéraire à partir de l'art chorégraphique ?
    Si la danse contemporaine n'est pas déconnectée d'une tradition littéraire qui a fourni de nombreux sujets au ballet, elle établit un nouveau rapport au texte. De multiples collaborations entre écrivains et chorégraphes en témoignent, qu'elles impliquent l'utilisation de textes lors du processus de création ou qu'elles passent par la présence d'écrivains sur scène.
    Cet ouvrage collectif, le premier à se consacrer exclusivement aux intersections entre danse contemporaine et littérature, dévoile un paysage riche d'expérimentations, à la fois hétéroclites et ouvertes. Sortir le texte de ses gonds, renverser le sens de lecture : voilà le défi théorique et critique de ce livre sur le mot et le geste, sur l'écrit et l'incorporé.

  • Ce troisième volume de Grammaire de la notation Laban a été conçu pour préciser, élargir et/ou affiner des notions abordées dans les volumes 1 et 2 déjà parus. Reprenant l'ensemble des thèmes qui y sont étudiés, il en développe l'analyse à partir de leurs principes fondateurs. Il traite aussi de nouveaux aspects plus spécifiques comme les appuis au sol sur d'autres parties du corps que les pieds, la manipulation d'objets, l'écriture de très petits mouvements, la notion d'énergie, etc.
    Destiné à servir de conclusion à l'apprentissage de la cinétographie, ce troisième volume s'adresse tout particulièrement à ceux qui désirent utiliser la notation de manière professionnelle. S'il ne prétend pas être exhaustif, il souhaite néanmoins offrir un champ de réflexion suffisamment large pour répondre aux besoins des notateurs les plus avertis. Il pourra servir de tremplin pour la consultation d'ouvrages de référence, comme le Dictionnaire usuel de cinétographie Laban/Labanotation d'Albrecht Knust, son encyclopédie, Handbuch der Kinetographie Laban, ou encore le livre d'Ann Hutchinson, Labanotation (voir « Bibliographie »).
    Ce volume contient des exemples de courts extraits d'oeuvres chorégraphiques qui montrent l'application des sujets traités. Il est vivement recommandé de ne pas se contenter de les lire, mais de les exécuter afin d'en comprendre physiquement la teneur et de saisir l'enjeu grammatical ainsi exposé.
    Par ailleurs, afin de clarifier la notion d'énergie, un texte d'introduction au concept de l'Effort, par Angela Loureiro, a été ajouté en fin de volume. Grâce à cette annexe, ce livre offre une vision d'ensemble du travail de recherche de Rudolf Laban, qu'il a développé selon deux points de vue analytiques : le premier, avec la choreutique et la cinétographie, aborde la façon dont se déploie l'exécution d'un mouvement dans l'espace et dans le temps, ainsi que la force utilisée ; le deuxième, avec la notion d'Effort, s'intéresse à la manière dont chaque individu, avec ses particularités, investit l'espace, le temps et la force pour se mouvoir.
    Ces approches analytiques, offertes par Rudolf Laban à la compréhension du mécanisme psychomoteur de nos mouvements, présentent - on le voit - un champ de recherche en constante évolution : puisse ce dernier volume de Grammaire de la notation Laban être utile à la connaissance de ces perspectives.

  • La Cinétographie Laban connue aux États-Unis sous le nom de Labanotation est une « écriture du mouvement » : conçue pour transcrire tous les mouvements, simples ou complexes, du corps humain, elle permet de noter les détails aussi bien que les ensembles.
    Son auteur, Rudolf Laban, est né à Bratislava en 1879 de parents hongrois ; il est mort en Angleterre où il s'était fixé, en 1958.
    Rudolf Laban, vaste esprit éclairé et l'un des promoteurs de la danse dite « moderne », a publié en 1928 ce système d'écriture du mouvement qui s'est progressivement répandu dans le monde entier. Il est utilisé à des fins très diverses, tel les que :
    - La conservation de danses scéniques : partitions de ballets,
    - La transcription de mises en scène de théâtre
    - L'étude des danses ethniques et folkloriques,
    - Les analyses kinésithérapiques,
    - Les schémas de manutentions industrielles, etc.
    Après avoir étudié très minutieusement les lois de la cinétique humaine ainsi que les essais antérieurs d'écriture de la danse, Rudolf Laban a construit son système autour des quatre éléments essentiels constitutifs d'un mouvement : le temps, l'espace, le poids et la force.
    Les avantages que représente l'utilisation systématique d'un système d'écriture pour analyser les différents aspects du mouvement sont multiples ; ils apportent aux moyens audiovisuels un complément indispensable et un outil de travail (comparatif entre autres) absolument nécessaire à une étude approfondie du mouvement.
    Pour n'envisager que l'apport à l'art de la danse, la Cinétographie Laban permet une étude analytique du mouvement ; elle offre la possibilité de fonder une « littérature » du mouvement en créant des archives exactes et directement accessibles; elle constitue un moyen de communication accéléré et, enfin, elle peut assurer une réelle protection juridique.

  • Les temporalités créées par la danse sont-elles différentes de celles des autres arts ? Quelles expériences du temps la danse contemporaine nous invite-t-elle à vivre ? Quelle est la force du corps provisoire ? À travers l'analyse des « stratégies temporelles » adoptées par huit chorégraphes contemporains (Merce Cunningham, Jérôme Bel, Xavier Le Roy, Myriam Gourfink, Hideyuki Yano, Anne Teresa de Keersmaeker, Pina Bausch et Trisha Brown), Geisha Fontaine montre comment « le temps chorégraphique est une incessante actualisation des devenirs, un face-à-face avec autrui, l'affirmation du réel jusque dans sa disparition ».

  • Cet ouvrage est né d'un travail de réflexion mené par des professionnels de la danse jazz (professeurs et artistes créateurs) avec le CND. Outil indispensable pour les enseignants et les praticiens de cette discipline, il en aborde avec simplicité et précision les différentes facettes.
    Il fixe les objectifs et les compétences techniques à atteindre au fil de l'apprentissage de l'élève. Mine d'exemples concrets, il propose aussi des chemins pédagogiques afin d'enrichir la démarche de chaque enseignant. Des ressources documen­taires (glossaire, filmographie, biblio­graphie) viennent enrichir cet ensemble qui s'ouvre sur une histoire synthétique de la danse jazz.
    Loin de proposer une pédagogie « clé en main », cet ouvrage lance des pistes pédagogiques pour nourrir les débats et les échanges d'idées autour d'une des disciplines les plus enseignées en France.

  • Ce premier ouvrage en langue française sur la notation Benesh explore les principes de base et les applications de ce système qui fut publié à Londres en 1955 par Rudolf Benesh et qui a permis de conserver un vaste répertoire représentatif de toutes les formes de danse. Ce manuel propose une étude progressive des signes et conventions d'écriture établis par Benesh pour analyser et mémoriser les mouvements.

  • Cet ouvrage est destiné aux étudiants ayant préalablement étudié la Grammaire de la notation Laban, Cinétographie Laban, Volume 1, dont il développe et complète le contenu. Ce manuel vise, d'une part (« Notions complémentaires ») à permettre d'approfondir les notions déjà présentées dans le Volume 1, et d'autre part (« Les mouvements des parties du corps ») à élargir l'analyse des mouvements des différentes parties du corps. Dans « Transferts et tours sur les parties du corps » seront étudiés brièvement les transferts des parties du corps autres que les pieds, permettant à l'étudiant une approche de l'analyse de ces mouvements souvent complexes. « Les mouvements d'ensemble » sont consacrés à l'aménagement d'une portée d'abord, d'une partition ensuite, puis à la transcription des mouvements d'ensemble et la description de certaines formes spécifiques des « mouvements de groupe ».
    Le but de ce livre est donc d'apporter aux étudiants des éléments suffisants pour déchiffrer aisément n'importe quel cinétogramme ou partition, pour développer une meilleure compréhension analytique des mouvements spécifiques du corps humain, pour servir de tremplin à ceux désirant consulter des ouvrages majeurs (voir bibliographie) en vue d'un approfondissement toujours possible des connaissances.
    Les exemples proposés, en nombre nécessairement limité, visent à éclairer l'exposé théorique, ils ne prétendent en aucun cas couvrir toutes les possibilités offertes ; par contre, le commentaire de chaque exemple est destiné non seulement à illustrer l'élément théorique exposé, mais parfois à le compléter en soulignant un point pratique. Enfin, il est vivement recommandé d'exécuter les exemples proposés, ce qui facilite souvent la compréhension de l'analyse théorique à partir de données pratiques simples.

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