• Le Festival de Cannes... derrière les projecteurs
    "Il y a les films, les évènements, les palmarès. Il y a l'air du temps.
    Les stars que j'ai aimées et dont je tire le portrait - personnel, artistique, réel, rêvé.
    Il y a les metteurs en scène venus de partout, et qui me sont proches. Les pays, les
    écoles, les genres. La presse. Les photos.
    Les jurys, les discussions, les rires. Les pleurs aussi.
    Il y a la palme d'or.
    Il y a les fêtes, les surprises, les polémiques, les excentricités.
    Il y a les festivaliers, tout ce monde mystérieux du cinéma que le public envie et
    auquel chacun voudrait appartenir.
    Ce dictionnaire amoureux conte le roman vrai du plus grand festival de cinéma au
    monde, et en révèle quelques secrets.
    Tour à tour historien, romancier, diariste, commentateur, j'ai souhaité témoigner de
    ces moments tragi-comiques qui forment la folle aventure du Festival.
    J'aimerais que le lecteur se coule dans l'esprit d'un sélectionneur, d'un juré, d'un
    critique, d'un cinéaste, et suive en coulisses le spectacle inouï de ces années éblouissantes."

  • Les deux grandes passions de sa vie : le cinéma et la littérature.

    0300 Ces contes des 1001 nuits appellent des destinataires privilégiés : Juliette Binoche, dans le rôle de la muse, Michel Piccoli, celui du confident, le loup de Tex Avery en disciple... Il sera question de femmes, de stars, d´admiration, de création littéraire, du temps qui passe, de chaussures, de Truffaut, de Nabokov, de Fellini, de séduction, de fantômes, de direction d´orchestre, de Lady Chatterley, de Sherlock Holmes, de tracas de parking, de pêche à la truite avec Jane Fonda...
    Plaisir de basculer soudain dans une fantaisie débridée, un décalage comique ou surnaturel quand le héros se transforme en courant d´air ou s´englue littéralement dans la peinture d´un tableau célèbre.
    Adoration pour la beauté féminine, jeu de l´amour et du hasard avec les grandes actrices du monde entier. Sous l´ironie des états d´âme, un parfum d´air du temps.
    Inutile de rêver la nuit : le fantôme s´en charge...
    0300« Je veux m´inventer une identité, changer sans cesse de nom, de forme, de consistance. Je veux infiltrer une pellicule de cinéma, pénétrer un tableau, continuer une histoire après le mot fin... J´adore simuler, introduire le trouble, casser le cours des choses. Mélanger le réel et le fantastique, inextricablement. » Gilles Jacob réalise ce rêve dans cette fiction composée d´une soixantaine de lettres comme autant de petites nouvelles adressées aussi bien à des actrices (Juliette Binoche, Rita Hayworth, Jane Fonda...), des cinéastes (Resnais, Bergman, Woody Allen, Fellini...), des acteurs (Cary Grant, Kenneth Branagh...), des écrivains (Conan Doyle, Le Clézio...), et des personnalités de divers horizons (le maréchal Juin, Yves Mourousi...), des personnages (Don Quichotte, le loup de Tex Avery, la Petite Sirène...). Avec une grande élégance de plume et beaucoup d´humour, le président du Festival de Cannes quitte ses habits officiels pour nous convier à une promenade très personnelle et pleine de fantaisie.0400Table des matières - Envoi (à mon lecteur) - Éducation sentimentale (au maréchal Juin) - L´heure du bilan (à Juliette Binoche 1) - Les chaussures neuves (à Delphine Seyrig) - Les deux timides (à Coralie Seyrig) - Tableau vivant (à Walter Salles) - Heurts et malheurs d´un piéton (à Dominique Blanc) - Mon village à l´heure anglaise (à Jean-Louis Bory) - Le moineau du Nil (à Youssef Chahine) - La chevelure (à Martha Argerich) - Mémoire de nos pères (à Ingmar Bergman) - Non, je n´ai pas lu Jospin (à Patrice Leconte) - Bourrage papier (à Wim Wenders) - Il faut dire Princesse (à Rita Hayworth) - Autriche, année zéro (à François Jacob) - Révérence parlée (à Juliette Binoche 2) - Sweet home (à J.) - Le bal des débutantes (à Joséphine Truffaut) - Au refrain ! (à Alain Resnais) - Le fantôme du capitaine (à Gene Tierney) - Une revenante (à Alain Cavalier) - L´invraisemblable vérité (à Eva Green) - Le genou de Valérie (à Emma Thompson & Kenneth Branagh) - L´enfant du Paradis (à Federico Fellini) - Rideau ! (à Roberto Benigni) - On demande muse (à Juliette Binoche 3) - Les mères juives (à Woody Allen) - Ça vous gratouille ? (à Didier Sicard) - Si j´étais vous... (à Cary Grant) - La ligne jaune (à Arnaud Desplechin) - Turbulences (à Chiara Mastroianni) - Séduire, dit-il (au loup de Tex Avery) - Un roman courtois (à Wong Kar-wai) - Échanges de procédés (à Olivier Assayas) - Et ta soeur ! (à Ariane Ascaride) - Marches à l´ombre (à Yves Mourousi) - L´hôtel des ventes (à un producteur anonyme) - Un nouveau testament (à Alonso Quijano) - Défi à l´équilibre (à Harpo Marx) - Le cigare d´Agnelli (à Philippe Noiret) - Meurtre dans la cathédrale (à Truman Capote) - Le rose aux joues de Lady Constance (à Pascale Ferran) - La messe est dite (à Michel Piccoli) - La fausse indécise (à Anouk Aimée) - Toilettes de printemps (à Bertrand Delanoë) - Trois voeux (à Juliette Binoche 4) - Les vieux amants (à Claudio Abbado) - La particule élémentaire (à Conan Doyle) - Érotomanie (à Georges Kiejman) - Tope là ! (à Satan) - Une idée originale (à Robert Hossein) - Regrets éternels (à Mi

  • Les Mémoires inattendues de l'homme le plus secret de la planète cinéma : Gilles Jacob, le président du Festival de Cannes.0300Son image est indissociable de la « montée des marches » qui fait tant rêver, chaque année sur la Croisette, dans la deuxième quinzaine de mai : depuis 1977, Gilles Jacob est l'âme du festival de Cannes. Il en a fait le premier festival du monde, devenant l'un des hommes les plus courtisés de la planète cinéma, et aussi sa cheville ouvrière. Mais il en est aussi l'un des plus secrets : la publication de ses Mémoires est donc un événement.  Né en cinéphilie à l'âge de dix-huit ans pour ne plus jamais en sortir, ce grand amoureux du Septième art dit joliment qu'il a eu « deux vies : la biologique et la cinématographique, qui se sont toujours nourries l'une de l'autre telles deux soeurs jumelles ». Des souvenirs d'une enfance très marquée par la Deuxième Guerre mondiale (d'origine juive, il l'a vécue en partie caché dans un séminaire) au portrait sur le vif des plus grandes stars, de ses rencontres avec les monstres sacrés dans les coulisses de l'extraordinaire « foire aux vanités » qu'est le Festival de Cannes, son autobiographie est à l'image de cette « double vie » revendiquée : d'une rare élégance de style et de pensée, riche de scènes d'anthologie (la rencontre avec Pialat, les obsèques de Fellini, le tremblement de terre avec Clint Eastwood...) et servie par un générique éblouissant (Sharon Stone, Roman Polanski, Stanley Kubrick, Roberto Rossellini, Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Orson Welles, Alfred Hitchcock, Jack Nicholson, Woody Allen...).0300Son image est indissociable de la « montée des marches » qui fait tant rêver, chaque année sur la Croisette, dans la deuxième quinzaine de mai. Depuis 1977, Gilles Jacob est l'âme du Festival de Cannes. Il en a définitivement fait le premier festival du monde, devenant bien au-delà de nos frontières l'un des hommes les plus influents de la planète cinéma. Mais il en est aussi l'un des plus secrets : la publication de ses Mémoires est donc un événement. Ce grand amoureux du septième art dit joliment qu´il a eu deux vies, la biologique et la cinématographique, sans cesse entremêlées. Son autobiographie est à l´image de cette « double vie » revendiquée : servie par un générique éblouissant (Sharon Stone, Jack Nicholson, Gérard Depardieu, Isabelle Adjani, Orson Welles, Stanley Kubrick, Maurice Pialat, Federico Fellini, Clint Eastwood, Martin Scorcese...), elle associe, avec une rare élégance de style et de pensée, souvenirs intimes et scènes d'anthologie.0400À l'affiche, par ordre d'apparition  : La famille JacobMaurice Pialat et Daniel Toscan du PlantierAu revoir les enfantsGoodfellas, Martin Scorsese et Terry SemelFederico FelliniRobert Favre Le Bret et Maurice BessyOrson Welles et André GideMichel Strogoff à MoscouWoody Allen et CannesLa Libération et Charlie ChaplinSharon StoneLe Cinéac de l'avenue de la Victoire Clint Eastwood et l'échelle de RichterCinémaFrançois Truffaut, Catherine Deneuve et  Yvonne BabyJean-Louis Bory, Claude Mauriac et François NourrissierL'ExpressetHistoire d'OLe Matin de Paris?Le Masque et la Plume, avec François-Régis BastideUne journée particulièreApocalypse Nowet CoppolaSacha Distel et le service militaireIsabelle Huppert et Michael Cimino Isabelle Adjani et le régime d'Erik SatieAlfred HitchcockJack NicholsonAlain DelonJeanne MoreauClint et CatherineGérard DepardieuIsabella RosselliniLa vie est belleLars Von TrierSergio LeoneVan Goghet les milliardairesPialat à nouveauRoman PolanskiCarole Laure et Geraldine ChaplinNastassja KinskiWajda et KieslowskiRobert BressonEttore Scola et Kirk DouglasSophie Toscan du PlantierLe cinquantième anniversaireLe président de la République et un parterre de starsLe coup de foudre du 30 septembre 1949 et de nouveau Orson WellesLa lettre du lycée CarnotAmarcord22 juin 1930... 

  • Rendant hommage à G. Pérec à travers une série de paragraphes commençant par un "Je me souviens", l'écrivain déroule des souvenirs d'enfance et des visages de stars, des années 1930 aux années 2000. Instants vécus succèdent ainsi à des bouts d'actualité, des comptines, des évocations de livres et de films.

  • Le premier roman de Gilles Jacob vaut à la fois par un charme emprunté à l'adolescence et par une science du récit et une subtilité qui sont déjà des vertus de la maturité. François, jeune architecte et occasionnel critique de cinéma, accepte de retourner sur la côte normande, à La Chimère, une villa de famille où il va retrouver, entre beaucoup de souvenirs, sa cousine Nathalie et ce drôle d'amour inachevé qu'il y eut entre eux. Parviendront-ils cette fois, malgré la présence d'Hélène, malgré la redoutable douceur ou fureur familiale, au bout de leur histoire ? Dans son titre volontairement tchékhovien, ce récit des « dernières vacances » d'un jeune homme qui éprouve du mal à devenir un homme jeune, nous envoûte vite. Par quels pouvoirs ? D'abord parce que le contrepoint mémoire-présent, échec-espoir, est subtilement et chaleureusement réussi. Ensuite parce que l'auteur, grand cinéphile lui-même, s'adresse de la façon la plus simple à des sensibilités d'aujourd'hui : à travers cent références, allusions, réminiscences qui, peu à peu, baignent l'histoire de François et de Nathalie dans le « musée imaginaire » des salles obscures, c'est-à-dire des coeurs contemporains... Cette façon de mettre le capital sentimental d'un art (le cinéma) au service d'un autre (le roman) est une des charmantes inventions de Gilles Jacob. Pour le reste, dans une tradition qui irait en effet de Tchékhov à Fitzgerald, il conte à mi-voix - comme on raye de l'ongle une surface très sensible - une histoire assez déchirante.

empty