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  • La Estoria de España, written under the aegis of Alfonso X the Wise, King of Castile and León (1252-1284), traces the history of the Iberian Peninsula and more specifically of Castile, from its origins to the 13th century. While many renowned researchers have studied the Estoria, all of this work, which is also essential, only offers a partial view of the first part of the chronicle. No comprehensive study has in fact been devoted to the story of the origins. However, in order to measure the richness and complexity of peninsular history, it is necessary to take into account this large time interval between the beginnings of humanity and the year 711. The domination of the Greeks, the Carthaginians, the Romans, the Barbarians and the Visigoths, the collapse of the Kingdom of Toledo and the beginnings of the Kingdom of Asturias do indeed constitute a story of the origins. The author of the book therefore starts from the premise that the first 565 chapters of the Estoria cannot be considered as a mere preliminary without any political significance. Several questions are thus at the origin of this work: how do the new challenges of the 13th century (expansion of the borders of the kingdom, fecho del Imperio, new political conceptions, opposition of the nobility and the clergy, monopolization of writing by the king...) influence the conception of Spain's past? How does the Wise King found the greatness of the Iberian Peninsula, how does he legitimize its foundations and how does he define the exercise of royal power? The analysis of the different episodes, of the numerous portraits, of the relationships between the characters, as well as of the writing processes makes it possible to bring to light the textual and ideological originality of this part of the chronicle and the links between the Estoria and the Alphonsine ideal defended in the other works of the Wise King. Unraveling the biblical, ancient and medieval structures and topics used by the Wise King, the author reveals the different networks of symbolic, political, sapiential and spiritual transmission that are at work in the story and thus highlights the way in which the sovereign, by celebrating a common territory and past, guarantors of Hispanic identity, develops a myth of national creation; which allows Soizic Escurignan to conclude that the story of the origins is meant to be programmatic, and more than that, performative.

  • Le Livre de bon amour raconte et chante, prie et plaisante, tout au long de plus de 1600 strophes, la plupart écrite en une adaptation du « métier de clergie » (les vers ont de 14 à 16 syllabes), les autres selon des formes lyriques inspirées de diverses traditions. Plus contemporaine de Pétrarque que de Dante, son écriture est portée par le désir spirituel du salut et par la joie carnavalesque d'un érotisme parfois cru, parfois voilé. Il puise aux sources de la tradition scolastique, mais ne dédaigne pas une veine plus paillarde. Un archiprêtre y est mis en scène, qui est également le narrateur d'aventures galantes moins biographiques que destinées à illustrer la casuistique amoureuse de façon vivante, joyeuse et légère. La mort, cependant, est plusieurs fois au rendez-vous et fait l'objet d'une méditation pleine d'émotion. Au Moyen Âge, la vie n'est pas loin de la mort et vice-versa. De là, la ronde dans laquelle le Livre entraîne son lecteur, d'aventure en aventure, de méditation en méditation. Il s'encadre mystiquement de « Joies de Marie », deux au début, deux à la fin, où s'arrête cette traduction. Entre ces prières musicales se déploie la ronde du temps, de mai à février et de février à mai, en un éternel retour du printemps si propice à l'amour. Pas de solution de continuité entre les expressions de l'amour divin et celles de l'amour charnel, quasiment bestial lors des rencontres de montagnardes. L'amour est un, à chacun de savoir à quel niveau le prendre, pour gagner le paradis. Ce n'est pas le Livre qui le commandera ; conscient de la relativité des points de vue, il remet au lecteur subtil la responsabilité du sens à trouver dans l'écriture et celle de ses choix. A-t-il été écrit en prison, comme le déclare au XVe siècle le copiste du manuscrit de Salamanque, l'un des trois principaux où est conservé ce chef d'oeuvre médiéval ? En tout cas, il ne l'a pas été d'une seule traite (1330-1343), même s'il forme un tout plus cohérent que la diversité des motifs abordés ne le laisse croire au premier abord. L'identité précise de son auteur reste un mystère. Les archives de Hita ont disparu, pour la période où le dit Juan Ruiz aurait pu en être l'Archiprêtre. Plusieurs personnages, sortis d'autres documents, pourraient être ce Juan Ruiz qui fait rimer son nom avec « raiz », racine, en un projet poétique de fondation et avec un clin d'oeil, peut-être, sur une érotique identité, bien propre à un homme « né sous le signe de Vénus ».

  • Este trabajo ofrece la editio princeps del Cronicón de Guillem Mascaró (+1405), un beneficiado de la catedral de Barcelona. El Cronicón es transmitido por el manuscrito Barcelona, Biblioteca de Cataluña, 485, y está redactado en latín y en catalán. Presenta dos partes: la primera comienza con una cronología del mundo desde Adam hasta Jesucristo y concluye en 1397, la segunda comienza en el año 714 d. C. y finaliza en 1398. Completan el texto varias noticias sobre los años 1405-1406 y 1452. Entre sus fuentes se encuentran las Etymologiae de Isidoro de Sevilla, la Chronica de Sicardo de Cremona, el Speculum historiale de Vicente de Beauvais, la bula Vox in excelso del papa Clemente V y una compilación analística perteneciente a los denominados cronicones Barcinonenses. Esta edición aparece precedida de un estudio del manuscrito y de los contenidos de la obra y es completada por una traducción anotada de todo el relato histórico.

  • Postérieures aux Constitutions de Melfi de l'empereur Frédéric II, mais incomparablement plus ambitieuses par leur contenu, les Sept parties d'Alphonse X le Sage, dont la première rédaction fut achevée en 1265, constituent le plus grand et l'un des tout premiers codes de droit royal territorial de l'Occident médiéval. Leur influence fut considérable : les Rois Catholiques et Charles Quint en firent un texte de référence pour la construction de l'État moderne en Espagne et au XIXe siècle encore leur impact sera capital sur les constitutions des nations indépendantes d'Amérique latine. La deuxième de ces Sept parties forme un important traité de droit et de philosophie politiques qui compta parmi les sources de Raymond Lulle, Thomas d'Aquin, Brunetto Latini, Dante et d'autres nombreux penseurs et légistes. La Deuxième partie n'a jamais été traduite en français. Elle compte 31 titres dont 21 ont été traduits à ce jour par l'équipe de traducteurs. Au cours des deux années à venir, l'entreprise collective de traduction sera poursuivie et les lois et les titres traduits seront mis en ligne au fur et à mesure de l'avancée des travaux. Au terme de cette période, l'ensemble sera harmonisé et complété par une étude de l'oeuvre.

  • La autora se propone analizar, en la literatura medieval castellana, la evolución del motivo de la profecía, concebida como un paradójico "conocimiento de lo incognoscible". El estudio de las dos grandes tradiciones proféticas que se suceden en la Península, de ascendencia bíblica la una, merliniana la otra, permite deslindar un recorrido a la vez diacrónico y sincrónico, que indaga en una multiplicidad de textos las ramificaciones tanto cronológicas como genéricas del motivo profético.

  • Fruto de una reflexión de traductología llevada a cabo sobre el texto jurídico del rey Sabio, este primer léxico castellano/francés de la Segunda Partida revela los procesos de determinación lexicográfica a los cuales recurrieron los legisladores alfonsinos y permite entender la nueva carga semántica que insuflaron a los vocablos en las últimas décadas del siglo XIII. Hoy en día, el léxico cuenta más de mil entradas, y se completará a medida que avance la empresa de traducción hasta formar una herramienta de gran utilidad para futuras traducciones.

  • L'auteur voit dans l'écriture que pratiquent les clercs de la chancellerie royale castillane au tournant des XIIe et XIIIe siècles l'origine des premières expressions, en Castille, d'une littérature tournée vers la fiction. Son étude de l'écriture de chancellerie est proprement éblouissante : naissance et développement du phénomène, puis, tout le paysage, jusqu'ici presque inconnu, des groupes, de leurs chefs, des écoles, des rivalités, des grandes évolutions. Quelques personnalités remarquables sortent définitivement de l'ombre : Juan de Osma, récemment éclairé, en outre, par un colloque du SIREM en Sorbonne, l'étrange Mica, où Amaia Arizaleta est tentée d'entrevoir le premier transfuge ouvrant la route qui mène de la charte à l'écrit littéraire. Car tel est bien le coeur de la question, décisive et donc un peu effrayante, qu'elle aborde : le passage insensible de la belle charte à une écriture narrative qui entre en connivence avec la tradition des fictions exemplaires. L'objet de l'ouvrage se trouve donc dans l'entre-deux de la charte et de la littérature. Mais ce que propose l'auteur, le produit de son travail, est lui-même un entre-deux de la science et de la littérature. Il y a quelque chose de littéraire en essence, quelque chose de romanesque, dans une approche, très savante néanmoins, et rigoureusement scientifique, du passé, servie par l'éclat d'une belle écriture.

  • El Tratado de la generosía de la nación irraelita es una obra conservada en un manuscrito del siglo XV que ocupa los fol. 99vo-124vo del ms. 2015 de la Biblioteca Universitaria de Salamanca. Publicada una transcripción preliminar por Moshe Lazar (Sefer Tesubah [Book on Repentance]. A Ladino compendium of Jewish law and ethics (Culver City, Ca : Labyrinthos, 1993), presentamos aquí la edición rigurosa del texto, acompañada de notas y una introducción que lo enmarca en su contexto. Concebido como un panfleto de intención doctrinal, el propósito de Generosía es resaltar la condición elevada del pueblo judío dentro de la historia de la salvación, de modo que, en tanto que pueblo elegido, merece las máximas prerrogativas; prerrogativas que, en tanto que herederos directos de dicho pueblo, han de hacerse extensivas a los cristianos nuevos. El texto se enmarca en un contexto de polémica religiosa, con persecuciones de judíos en distintas ciudades de la península Ibérica en fechas cercanas, y constituye así una defensa de los conversos y de las dignidades que deberían merecer en el seno de la comunidad cristiana en un momento -la crisis desatada por la rebelión cristianovieja de 1449 en Toledo- decisivo para la historia social y religiosa de España. Generosía cobra un mayor interés por las características de su contenido: elaborado como una compilación y comentario de diferentes citas veterotestamentarias, constituye así un testimonio importantísimo de romanceamiento bíblico que (según estudiamos) apunta a una tradición independiente en el conjunto de las Biblias de este periodo.

  • L'auteur se propose d'analyser les conditions de possibilité d'une pensée de l'auteurité à travers le discours historiographique alphonsin. Le corpus choisi - l'Histoire d'Espagne d'Alphonse X - l'a été en raison de son positionnement frontalier, et donc ambigu, entre une historiographie en langue latine et une historiographie en langue vernaculaire, où un monarque menacé dans sa souveraineté, s'assume tout à la fois comme roi, comme sujet du roi, comme historiographe et comme artisan langagier. C'est que le milieu du XIIIe siècle, en Castille, marque un tournant pour l'historiographie royale. L'écriture en « roman », l'« accaparement de l'autorité d'écriture » par le roi Alphonse X signalent un point de rupture, favorable à une évolution des « formes-auteur » traditionnelles. Ces mutations, favorables à la constitution d'une nouvelle instance auctoriale invitent à interroger un concept aussi problématique que celui d'auctoritas, afin de voir quelle assise effective donner à celui d'auteurité. Seulement, comment penser et « traquer » cette inventivité dans une culture où le primat reconnu à la Tradition semble d'emblée l'invalider ? Tel est le coeur du présent ouvrage, dont l'audace intellectuelle mérite d'être soulignée : examiner les modalités de tressage du savoir ancien et du savoir nouveau pour manifester la manière dont surgit progressivement un discours nouveau, une vision du monde autre. Entre philosophie, sémiologie du discours historique, rhétorique et linguistique énonciative, cette réflexion rigoureuse qui s'inscrit dans la droite lignée des travaux du SIREM (GDR 671 du CNRS) et du SEMH-Sorbonne (CLEA, EA 4083) dirigés par le Professeur Georges Martin, est aussi une invitation, et ce, dans une perspective dialogique, à la relecture des textes fondateurs de l'épistèmè médiévale et du savoir moderne.

  • A Crónica de 1344, da autoria de Pedro de Barcelos, filho natural do rei D. Dinis de Portugal, é uma das mais emblemáticas obras da cultura ibérica do século XIV, com larga fortuna em Portugal e em Castela ao longo dos séculos seguintes. Teve, porém, uma transmissão textual atribulada - passando por uma reformulação por volta de 1400, seguida de uma abreviação e continuação pouco antes de 1460, além de sucessivas traduções para castelhano - da qual resultou uma tradição manuscrita bilingue e lacunar onde não se conta nenhum testemunho português da crónica original. Estas circunstâncias tiveram consequências na difusão editorial do texto. Apesar de a obra ter sido objecto de duas edições críticas, a sua secção final, contemplando os reinados castelhanos de Afonso X a Afonso XI, permanece inédita. De facto, Lindley Cintra publicou, entre 1954 e 1990, o texto português da reformulação c. 1400, que termina em Fernando III; quanto a Diego Catalán, deu à estampa, em 1970, a secção inicial da crónica original, radicalmente alterada pela reformulação e que subsiste apenas em tradução castelhana. Desta forma, a secção da Crónica de 1344 posterior à morte de Fernando III, cujo texto integral se conserva também apenas em castelhano, continua confinada aos manuscritos. O presente trabalho vai dar a conhecer esse relato de um passado recente, que documenta uma visão privilegiada das relações entre os reinos peninsulares nesse conturbado período da história ibérica e constitui uma peça chave no complexo entrecruzamento de textos historiográficos medievais em galego-português e em castelhano. Investigação conduzida no quadro do projecto "Pedro de Barcelos e a monarquia castelhano-leonesa: estudo e edição da secção final inédita da Crónica de 1344" (XPL/CPC-ELT/1300/2013), financiado pela FCT e pelo COMPET.

  • L'autel, le Temple, le Sang, l'Agneau : les perspectives eschatologiques du sacrement de l'eucharistie déploient les images phares de l'Apocalypse de Jean. Gonzalo de Berceo fait oeuvre spirituelle plutôt que doctrinale dans ces deux poèmes, moins réputés que les vies de Saints ou que l'oeuvre mariale de cet auteur, qui écrivait à San Millán de la Cogolla vers le milieu du XIIIe siècle. Pourtant, face aux Miracles de notre Dame, ici, la présence rédemptrice du Christ, dans le sacrement ainsi que dans l'évocation des temps derniers, ne manque pas de force. Le rituel de la messe est une prière de rédemption pour la « famille » monastique. Miracles et sacrements ont en commun de montrer dans le monde terrestre l'intervention du divin. Mais contrairement aux miracles, où Dieu manifeste sa puissance, la déléguant souvent à Marie et à ses saints, dans le sacrement de l'eucharistie, il se donne mystérieusement et pleinement dans sa divinité. Le mystère de la transsubstantiation réalise l'avènement du Christ parmi les hommes quand la messe est célébrée ; cette révélation est également portée par la vision initiatique de Jean ( , « la révélation de Jésus-Christ »), référence explicite, à travers Saint Jérôme, des Signes qui apparaîtront avant le Jugement dernier.

  • El presente trabajo estudia las relaciones entre la Continuatio de la Crónica de Alfonso III en su versión a Sebastián presente en el manuscrito 57-1-16 de la Biblioteca Capitular, Institución Colombina, de Sevilla, con la existente en el manuscrito 9880 de la Biblioteca Nacional, único testimonio de esta Continuatio hasta ahora conocido. Dado que se trata de un texto muy cercano al Cronicón de Sampiro, el trabajo estudia igualmente sus relaciones con las versiones conocidas de este texto. Finalmente presenta la edición crítica del texto y su traducción. Este estudio forma parte de los Proyectos de Investigación FFI2008-01843 del Plan Nacional de I + D y del P09-HUM-4534, Proyectos de Excelencia de la Junta de Andalucía (FEDER-FSE). Además, queremos dejar aquí constancia pública de nuestra gratitud al Prof. Ricardo Martínez Ortega por sus atinadas correcciones y sugerencias, que sin duda han mejorado el trabajo.

  • La Suma de reyes du grand dépensier de la reine Aliénor d'Aragon, première femme de Jean Ier de Castille, est une chronique générale abrégée rédigée entre 1402 et 1405 par un homme appartenant à la maison de l'infant Ferdinand, frère d'Henri III de Castille, qui a souhaité garder l'anonymat, ne dévoilant que son ancienne charge à la Cour, mais dont on peut supposer avec Diego Catalán qu'il est juif. Son texte est étonnant en soi, dans la mesure où il parvient à ménager la susceptibilité des pétristes en passant sous silence la guerre civile des années 1366-1369, tout en légitimant avec habileté la prise de pouvoir d'Henri II. L'histoire de sa diffusion, qui passe par la rédaction d'une version expurgée des éloges que l'original adressait à l'infant Ferdinand, par celle d'une refonte datable des années 1465-1468 et par celle d'une version actualisée au début du règne d'Isabelle (vers 1476) ne l'est pas moins. Un siècle après sa rédaction, cette pièce de l'historiographie trastamariste sera devenue un texte pétriste, utilisé par la famille Castilla pour réhabiliter leur ancêtre Pierre le Cruel. L'édition de Llaguno Amírola, de 1781, sur laquelle a longtemps reposé notre connaissance de l'ouvrage, est notoirement dépassée, et il était devenu nécessaire de lui substituer une édition critique plus fiable, qui prenne en compte la totalité des manuscrits conservés et soumette l'oeuvre à un questionnement renouvelé.

  • Este libro presenta la edición del manuscrito castellano e.IV.5 (Biblioteca de El Escorial), que describe la coronación del rey Carlos VIII de Francia en mayo de 1484 y su entrada, dos meses más tarde, en París, en medio de celebraciones y festividades diversas. Si bien este manuscrito aparecía ya en los repertorios bibliográficos españoles, nunca hasta la fecha se había realizado ningún estudio sobre él ni se había editado, laguna que esta publicación y otros dos trabajos de las mismas autoras (López Izquierdo/Pons Rodríguez, 2015, y Pons Rodríguez/López Izquierdo, en preparación) pretenden subsanar. El texto es una traducción del francés, como lo prueban los numerosos galicismos presentes en el documento. Aunque varios manuscritos franceses nos ofrecen la descripción de la coronación del rey Carlos VIII y de su entrada en París, ninguno de ellos parece ser la fuente directa de la traducción castellana que, por otro lado, desarrolla de manera notable el relato de los torneos caballerescos con que se celebró en París la entrada del rey, haciendo del Caballero "a la Sosie" (de la Caléndula) el protagonista más destacado de la segunda mitad de la crónica. La edición aquí presentada pretende así poner este texto a disposición de los historiadores franceses y españoles interesados en la Baja Edad Media y en la cultura caballeresca y las relaciones franco-españolas durante esta época. También interesará a los historiadores de la lengua que estudian el papel de las traducciones y en particular de las traducciones del francés en la formación del español cuatrocentista. Una breve nota introductoria informa al lector de los principales hechos relacionados con el manuscrito y detalla los criterios de edición que se han seguido.

  • Emporté sur un char tiré par des dragons, le poète se retrouve dans un désert peuplé d'une foule. Tous veulent entrer dans la maison labyrinthique de Fortune : mais celle-ci passe au deuxième plan, car Providence offre au poète de le guider dans sa visite. Elle éclaire pour lui le sens, clairvoyante jusqu'en l'avenir, comme le devient le poème. Ordre social, éclat des armes, vertus et vices, rênes du pouvoir, l'histoire vue dans la ciselure de l'art, prophétie de l'avènement politique du roi Jean II. Juan de Mena emmène le lecteur en cadence jusqu'à ce lever du jour.

  • Ésta es la primera edición de una versión completa de la Crónica de Castilla. Poco estudiada y sólo editada parcialmente, la Crónica de Castilla gozó sin embargo de notable éxito y gran posteridad en la Edad Media. Compuesta a principios del siglo XIV, la obra fue traducida en seguida al gallegoportugués y escogida por el conde portugués Pedro de Barcelos como fuente principal del Libro de los linajes (1343) y de la Crónica de 1344. También fue una referencia privilegiada para los historiógrafos castellanos hasta principios del siglo XVI. Tal éxito se debe sin duda al lugar que ocupa en el texto el relato de la vida del personaje que fue y sigue siendo el único héroe de Castilla : Rodrigo Díaz de Vivar, llamado el Cid. Así se asemeja la crónica a una novela en la que resplandece la imagen de una realeza caballeresca. Elaborada a partir de dos manuscritos de la tradición (el manuscrito Esp. 12 de la Biblioteca Nacional de Francia y el manuscrito X-I-11 de la Biblioteca del Escorial), la edición va precedida de una presentación de la obra donde la autora muestra que la principal vocación de la Crónica de Castilla, compuesta sin duda por iniciativa de María de Molina, fue celebrar la alianza que la regente contrató con los caballeros y los omnes buenos de las ciudades para asentar a su hijo en el trono.

  • Ce travail est consacré à l'étude des prophéties apocalyptiques de tradition joachimites produites entre 1282 et le dernier tiers du XVe siècle par lesquelles s'est affirmé le rôle eschatologique des souverains aragonais, qu'elles aient été composées dans la couronne d'Aragon ou bien hors de ce territoire. Une introduction précise le contexte intellectuel d'écriture de ces oracles, notamment leur inscription dans la tradition prophético-exégétique joachimite, tente d'élucider leurs mécanismes d'écriture et dresse un bref portrait de leurs auteurs, de leurs publics et de leurs fonctions sociales et politique. Vient ensuite l'édition du Liber de Oneribus Orbis de Jean de Roquetaillade et de prophéties catalano-aragonaises. Le délicat travail d'établissement de ces textes a donné l'occasion d'une réflexion plus générale sur le genre auquel ils appartiennent. La prophétie dite « politique » étant selon nous d'abord un objet théologique, nous rappelons ce que les théologiens de la fin du Moyen Âge entendaient par « prophétie » et dégageons les conditions d'appartenance au genre. Par ailleurs, ces prophéties nous apparaissent comme une modalité datée du discours apocalyptique chrétien, née de la rencontre d'une théorie du signe, de la théologie joachimite de l'histoire et de la pratique de l'exégèse inaugurée par l'abbé de Flore ; nous exposons donc les caractéristiques de la théologie de l'histoire, de l'apocalyptique et de l'exégèse joachimite, avant d'exposer en quoi se marque la filiation joachimite des oracles que nous étudions. Nous tentons enfin de rendre compte des caractéristiques formelles et sémantiques particulières à l'écriture apocalyptique de l'histoire. Les textes édités sont livrés sous deux états : une transcription diplomatique, accompagnée d'une description des volumes contenant ces oracles et une édition modernisée. Un triple appareil de notes est joint aux éditions modernisées : identification des sources, indication des variantes (manuscrites ou de transcriptions antérieures) et notes historiques, visant à l'identification du référent événementiel de ces oracles, lorsqu'il en existait un. Les textes ont été soumis à une recherche systématique des sources et des filiations.

  • Au cours des quinze dernières années, en particulier après la monographie et les nombreuses études d'Amaia Arizaleta, on a assisté à la prolifération de travaux portant sur l'emblème du monde des lettres castillanes du début du XIIIe siècle : le Livre d'Alexandre. À la lumière des travaux les plus récents, cet ouvrage - qui s'appuie sur les possibilités offertes par une monographie tout en proposant une série de questions nouvelles - s'attache à présenter une vision actualisée du poème. Face aux interprétations récentes, fortement centrées sur l'aspect politique et en particulier courtisan de l'oeuvre, l'auteur adopte un point de vue strictement littéraire : un voyage à travers les mots du texte avec un regard porté sur d'autres textes, notamment français, un voyage articulé autour de deux termes clés présents dès le prologue - maestría et pecado - avec leurs nombreuses nuances, afin d'inscrire le poème castillan dans le cadre plus vaste de la culture européenne.

  • Este volumen de la colección Fuentes presenta la edición de un manual de confesión escrito en Castilla en la segunda mitad del siglo XV, actualmente conservado en los fondos de la biblioteca de la Real Academia de la Historia de Madrid. El códice, compuesto por varios textos o fragmentos de textos, redactados algunos de ellos en lengua vernácula y otros en latín, es un valioso testimonio de la difusión y de la circulación de este tipo de opúsculos destinados a los confesores obligados, a partir del Concilio de Letrán IV (1215), a administrar al menos una vez al año el sacramento de penitencia. Su originalidad radica en el examen de conciencia ad status que presenta en su parte central. El estudio del manuscrito permite demostrar que se trata, al menos en parte, de un compendio de la importante suma escrita por Martín Pérez en 1316, el Libro de las confesiones. La edición del códice está precedida por un minucioso análisis de su contenido y de los procedimientos de abreviación, y propone algunas hipótesis acerca de los motivos que pudieron suscitar su realización. Prefacio de Fernando Gómez Redondo, Universidad de Alcalá de Henares Publicado con la ayuda de AILP (GDRE 671, CNRS). Cubierta: Detalle de un capitel del claustro de Santa María la Real de Nieva (Segovia, siglo XV). Créditos: Foto L. Thieulin.

  • En el Tractado del origen de los reyes de Granada -dirigido a Isabel la Católica y atribuido al historiógrafo de la reina, Fernando de Pulgar- el autor relata la historia del emirato de Granada desde sus orígenes hasta su caída ocurrida el 2 de enero de 1492. Sin embargo, la obra no fue escrita por Fernando de Pulgar a finales del siglo XV: se trata de una crónica promovida por la familia morisca granadina Granada Venegas entre los años 1575-1579 y 1602. El Tractado del origen de los reyes de Granada fue reproducido en nueve manuscritos -conservados en España, Portugal y Argentina- cuyo contenido no es uniforme. Así se distinguen tres versiones: mayoritaria, mayoritaria amplificada y minoritaria. Se propone a los lectores la edición crítica de la versión minoritaria, conocida gracias al manuscrito 150 de la Biblioteca de la Real Academia Española de Madrid.

  • Dans le Tractado del origen de los reyes de Granada - offert à Isabelle la Catholique et attribué à l'historiographe de la reine, Fernando de Pulgar - l'auteur relate l'histoire de l'émirat de Grenade de son origine jusqu'à sa chute, le 2 janvier 1492. Le Tractado est une oeuvre peu consultée au XVIe et au XVIIe siècle : Esteban de Garibay y fit allusion, sans l'avoir lue, dans Los qvarenta libros del compendio historial de las chronicas y vniversal historia de todos los Reynos de España imprimés en 1571 ; en 1622, Alonso López de Haro utilisa le Tractado afin de rédiger la Segunda parte del Nobiliario genealogico de los reyes y titulos de España ; deux exemplaires manuscrits du Tractado étaient possédés par Pedro de Granada Venegas, un noble morisque décédé en 1643. Ces dernières années, le Tractado a suscité l'intérêt de quelques chercheurs mais aucun travail n'a été consacré à la paternité de l'oeuvre en dépit de sa singularité puisqu'elle se distingue de la Crónicade los Reyes Católicos de Fernando de Pulgar aussi bien dans sa forme que dans son fond. Le charme du Maure est une étude du Tractado reposant sur une double hypothèse : Fernando de Pulgar ne peut être considéré comme l'auteur du livre examiné ; celui-ci est l'oeuvre d'un - ou de plusieurs auteurs - qui, à la fin du XVIe siècle voire au début du XVIIe, ont écrit une histoire de l'émirat très favorable à la famille Granada Venegas, issue du lignage musulman Alnayar. L'auteur de l'étude accorde une grande attention à l'examen des sources de l'oeuvre et à leur contenu afin de souligner au mieux le projet historiographique porté par le lignage Granada Venegas.

  • Este libro recoge las actas del primer encuentro del programa « MISSIVA - Cartas de mujeres en la Europa medieval (España, Francia, Italia, Portugal, siglos VIII-XV) » en el marco de los programas plurianuales de la École des Hautes Études Hispaniques et Ibériques - Casa de Velázquez (Madrid). Las contribuciones reunidas en este volumen, dedicadas a la correspondencia entre mujeres y la emergencia de lo que se podría considerar como verdaderas cadenas de mediación, ofrecen una reflexión sobre el interés de la materia epistolar para reconstruir la historia de las mujeres. ¿Cuáles son los contextos en que las mujeres intercambian cartas y con qué motivos? ¿Tendrán los documentos epistolares alguna especificidad formal y discursiva? ¿Qué revelan las cartas de mujeres de los vínculos que ellas mantienen con aquellos con quienes se cartean? ¿Qué es lo que nos enseñan sobre el campo de acción y de influencia de dichas mujeres?

  • Edición anotada y estudio del conjunto de epístolas escritas entre 1621 y 1624 por Lope de Vega y por el erudito segoviano Diego de Colmenares en el marco de la polémica suscitada por el gran eco y éxito que habían obtenido los llamados "poemas mayores" (especialmente el Polifemo y las Soledades) de Luis de Góngora.

  • Se ofrece la edición del Discurso poético de Juan de Jáuregui, poeta y literato sevillano instalado en Madrid como criatura de don Gaspar de Guzmán, conde de Olivares. En un momento clave de la polémica gongorina, y diez años después de haber lanzado, bajo cuerda, un exitoso panfleto contra las Soledades, el Antídoto, Jáuregui interviene con un discurso de tono serio, en el que no nombra ni siquiera a sus adversarios, pero sí alude a ellos de forma inequívoca. Propone nada menos que una tercera vía: tan distante de Lope de Vega como de Góngora, rechazando como vulgar la llaneza del uno y como impostura el lenguaje inaudito del otro. Se entiende así que el discurso no fuera del agrado de casi nadie, pese a su elocuencia y elegante estilo. Según el análisis de la editora, la estética de Jáuregui obedece a una coyuntura política y moral: sin duda trata de agradar a Olivares al proponer que la literatura española siga modelos romanos, de Cicerón a Séneca, y que sea magnífica, pero también grave y austera, apropiada a fin de cuentas para un período en que el combate de la monarquía española contra sus enemigos exige, en opinión del ministro, reformas impopulares, aceptables a precio de virtudes estoicas de constancia, de abnegación y de coraje.

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