Slavoj Zizek

  • Dans la solitude et l'enfermement, Slavoj Zizek observe ce qui est à l'oeuvre à l'échelle du monde. La pandémie a mis à nu ce que nous parvenons d'ordinaire à accepter ou à dissimuler : la barbarie à visage humain dans ses multiples formes. Il traque les virus idéologiques qui ont favorisé l'apparition et la dissémination du Covid-19, mais aussi ceux que la pandémie active ou réactive, les virus des fake news, des théories du complot, du racisme qui explose, etc. Il forme le voeu d'un autre type d'infection, propice à l'invention d'une société alternative. Une société qui ne pourra s'actualiser que dans la solidarité et la coopération. En un mot, un virus bénéfique qui nous contraindrait à des décisions éminemment politiques, radicalement neuves.

  • Des milliards de dollars ont été déversés au coeur du système bancaire mondial, mais pourquoi n'avoir pas employé ces mêmes forces pour éradiquer la misère du monde et conjurer la crise environnementale ? Nous faut-il une autre preuve, demande Zizek, que

  • Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus  ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du xxe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte  : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions  : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation  ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste  ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures ; et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
     

  • L´analyse politique contemporaine ne peut faire l´impasse sur la culture de masse, qui est aujourd´hui l´un des champs de bataille idéologiques centraux de notre époque. De Richard Wagner à Mel Gibson, en passant par Matrix et Alfred Hitchcock, Slavoj Zizek explore l´imaginaire collectif occidental à partir des mutations subjectives à l´oeuvre dans l´art moderne, par le biais d´une pensée de l´esthétique qui ne s´embarrasse pas de hiérarchisation et ne se dissocie pas de la question politique et psychanalytique. Zizek, persuadé que la notion de subjectivité doit aujourd´hui être réinventée, tente de mieux comprendre la nouvelle donne subjective et idéologique. Le cybersexe, la psychanalyse, l´événement politique, l´opéra, le cinéma viennent nous rappeler la dimension toujours hautement problématique du rapport au réel.
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    « Inclassable, Zizek tient à une pensée, comme l´on disait jadis, essentiellement critique, qui ne fait grâce à aucun bord que ce soit, évoquant, dans ses meilleurs moments, les Minima moralia d´Adorno. En interrogeant de façon excessive, sinon injuste, le monde actuel, cet imprécateur nous pousse à agir sur lui pour le rendre plus vivable » (Patrice Bollon, Le Figaro littéraire).

  • « Ils ne savent pas ce qu'ils font » : telle est la définition la plus exacte que l'on puisse donner de la méconnaissance fondant toute idéologie. Une telle méconnaissance, pourtant, ne témoigne pas d'un aveuglement ou d'une ignorance. Au contraire, ...

  • Dans un court essai écrit à chaud, le philosophe slovène Slavoj Zizek revient sur les attentats perpétrés le 7 janvier 2015 dans les bureaux de Charlie Hebdo. Les terroristes sont-ils de vrais fondamentalistes ? Quel est leur rapport à la modernité ? Et si les idées véhiculées par l'islam radical portaient déjà la marque d'une défaite idéologique face au modèle occidentalo-capitaliste ? Qu'a à nous dire la psychanalyse lacanienne du voile ? Dans des pages incisives et roboratives, Zizek met en perspective un événement encore largement impensé.

  • Connaissez-vous la mâchoire de Norman Bates ? Que se passe-t-il réellement chez Ernie ? Pourquoi le théâtre est-il l'endroit idéal pour mourir ? Quel rapport entre Charlie et Charlie ? L.B. Jefferies est-il aveugle ? Qui est le vrai coupable ? Tout ce que vous... revisite les chefs-d'oeuvre d'Hitchcock à travers les concepts de la pensée de Jacques Lacan : Vertigo, L'Homme qui en savait trop, Psychose, La Mort aux trousses...
    Le titre, inspiré de Woody Allen, reflète également la méthode provocatrice de ce grand livre : comprendre le cinéma via la psychanalyse, mais aussi la psychanalyse via le cinéma !
    Slavoj Zizek a dirigé cet ouvrage collectif réunissant de nombreux auteurs dont notamment le grand philosophe américain Fredric Jameson.

  • Les spiritualités new age si en vogue aujourd'hui, derrière lesquelles se dissimule une recherche futile et païenne de la perfection, constituent le supplément d'âme idéologique idéal pour le néo-libéralisme qui régit nos sociétés. Slavoj Zizek, qui leur préfère de beaucoup les grandes traditions monothéistes, défend ici l'idée d'imperfection.

  • La fameuse question posée par Freud, « Que veut la femme ? », semble pouvoir être parfaitement transposable à l´énigme de ce que veut l´Europe unie. Slavoj Zizek prend à rebours l´idée courante d´une Europe déroutée, mise en difficulté par le dynamisme économique des Etats-Unis et des pays asiatiques, et met l´accent sur le fait qu´elle constitue notre seule chance si nous ne souhaitons pas vivre dans un monde se réduisant à la seule alternative entre la version nord-américaine et la version chinoise du capitalisme. Dès lors, quel est le coeur de cet héritage européen que nous nous devons absolument de défendre ?
    Slavoj Zizek vient nous rappeler que les racines judéo-chrétiennes de l´Europe sont à l´origine de la notion d´universalisme, une notion qui se voit en fait aujourd´hui bien plus menacée par la globalisation que les particularismes locaux. Il nous rappelle par ailleurs que le legs de la Grèce ancienne reste la source incontournable de tout potentiel de politisation démocratique. Ce sont ces deux grands apports pour notre civilisation qu´il s´agit aujourd´hui de défendre.

  • Moins que rien

    Slavoj Zizek

    • Fayard
    • 3 Juin 2015

    La modernité a commencé et se terminera avec Hegel. Au cours des deux derniers siècles, la philosophie occidentale s´est développée dans l´ombre du philosophe de la transition historique vers la modernité et chaque nouveau penseur a essayé en vain de se soustraire à son influence. Aujourd´hui, alors que le capitalisme mondial menace de sombrer dans le chaos, nous entrons dans une nouvelle période de transition. C´est pourquoi il est impératif non pas seulement de revenir à Hegel, mais de répéter ses exploits et de surmonter ses limites. Grand oeuvre de Slavoj i ek, Moins que rien propose de relire Hegel à travers Lacan et vice versa. La psychanalyse et la dialectique hégélienne réapparaissent ainsi sous une forme nouvelle et inattendue qui permet de saisir les grands événements contemporains, du capitalisme global à la physique quantique. Slavoj i ek est l´auteur d´une oeuvre qui en fait l´un des philosophes les plus importants de sa génération. Traduit à travers le monde, il est notamment l´auteur, chez Fayard, de La Parallaxe (2008). Préface d´Alain Badiou Traduit de l´anglais par Christine Vivier

  • Un spectre hante les intellectuels occidentaux, le sujet cartésien, prétendument dominateur, exploiteur de la nature et aveugle aux particularismes.
    Ils ont beau se livrer officiellement une lutte à mort, tous sont unis en une Sainte-Alliance destinée à exorciser ce spectre : l'obscurantiste New Age et le déconstructionniste postmoderne ; le théoricien habermassien de la communication et le partisan heideggérien d'une pensée de l'Etre ; le scientifique cognitiviste et l'écologiste intégriste ; le (post) marxiste critique et la féministe. Le Sujet qui fâche s'engage au contraire à réaffirmer le sujet cartésien, à démontrer que l'attitude productiviste moderne ne constitue pas la réalisation de son potentiel profond.
    Il ne propose pas un retour au cogito dans la forme sous laquelle cette notion a dominé la pensée moderne (le sujet pensant transparent à lui-même), mais tente de mettre en lumière son envers oublié, le noyau non reconnu du cogito, toujours en excès, très loin d'une image pacifiante du Soi. Slavoj Zizek entreprend une confrontation détaillée avec la tradition de l'idéalisme allemand, Heidegger, Kant, Hegel ; puis avec les quatre philosophes actuels qui, d'une manière ou d'une autre, ont pris Althusser pour point de départ avant de développer leur propre théorie de la subjectivité politique : Laclau, Balibar, Rancière et Badiou.
    Enfin, il analyse le glissement déconstructionniste de la problématique du sujet vers celle de la multiplicité des positions subjectives et des modes de subjectivation, en discutant notamment la théorie de la formation du genre de Judith Butler. Mais la portée de ce livre n'est pas seulement philosophique. Il s'agit d'une intervention politique engagée, qui traite la question de notre époque : comment reformuler un projet politique anticapitaliste de gauche à l'époque où dominent le capitalisme mondialisé et son complément idéologique, le multiculturalisme libéral-démocrate ?

  • "Les âges de monde" de Schelling figure pour les grands textes du matérialisme philosophique aux côtés de "De Natura Rerum", du "Capital" ainsi que des "Écrits" de Lacan. Schellong annonce ainsi clairement la problématique post-hégélienne. Cela ne doit pas autoriser à la réduire à une figure de passage entre l'idéalisme allemand et l'univers post-idéaliste de Kierkegaard et de Marx. Il met bien plutôt au grand jour ce qui disparaîtra aussitôt après : cet excès en l'homme.

  • Aucun doute n´est plus permis : le système capitaliste global entre à toute vitesse dans sa phase terminale. Crise écologique mondiale, révolution biogénétique, marchandisation effrénée et croissance explosive des divisions sociales sont, selon Zizek, les quatre cavaliers de l´apocalypse à venir.
    Mais la mort du capitalisme doit-elle entraîner, comme le croient beaucoup, la fin du monde ? Non. Il y a un espoir. Nos réponses collectives à la catastrophe correspondent précisément aux étapes du deuil décrites par la psychologue Elisabeth Kübler-Ross : déni, explosion de colère, tentatives de marchandage, puis dépression et, enfin, acceptation. C´est après avoir atteint le point zéro, après avoir traversé le traumatisme absolu que l´individu, devenu sujet, pourra discerner dans la crise l´occasion d´un nouveau commencement. Mais la vérité traumatique doit faire l´objet d´une acceptation et se vivre pleinement pour qu´ait lieu ce tournant émancipateur.
    Notre salut viendra d´une réaction à l´idéologie multiculturaliste hégémonique qui entrave notre prise de conscience politique, mais aussi par la lutte. La lutte contre l´autorité de ceux qui sont au pouvoir, contre l´ordre global et la mystification qui l´étaye, contre nos propres mécanismes d´évitement et d´aveuglement qui nous conduisent à inventer des remèdes ne faisant qu´aggraver la crise.
    Dans une analyse magistrale, où la géopolitique tient une place de choix, Zizek nous engage, au vu de l´inéluctable prolétarisation qui entraîne la subjectivité contemporaine vers le chaos, à repenser radicalement le concept d´exploitation. Et il détecte en même temps les indices d´une culture communiste possible dans des utopies comme le « peuple des souris » de Kafka, ou dans celles que suggère le collectif des surdoués déjantés des Plus qu´humains de Theodore Sturgeon ou le groupe de rock Rammstein.

  • L'idée que le plus grand danger réside dans les différentes formes d'intolérance, de nature ethnique, religieuse ou sexuelle fait aujourd'hui consensus.
    Mais doit-on forcément la partager ? Le modèle de tolérance multiculturelle dominant est-il si innocent que cela ? Il se pourrait bien, en fait, que se dissimule derrière ce principe d'indulgence un processus de dépolitisation généralisé, voire le glas de toute politique véritable, c'est-à-dire conçue comme production d'" universels concrets" aptes à donner un sens à notre agir. Le multiculturalisme dépolitisé est la nouvelle idéologie hégémonique du capitalisme global, partagée aussi bien par la droite que par la gauche.
    Il est donc nécessaire de réaffirmer l'importance de la passion politique, fondée sur la discorde. Slavoj Zizek émet ici l'idée qu'une forte dose d'intolérance est nécessaire pour élaborer une critique pertinente de l'ordre présent des choses. Il est indispensable d'attaquer les prises de position multiculturelles défendues habituellement avec zèle, et de plaider pour une nouvelle politisation de l'économie.
    La tolérance, il ne devrait même pas y avoir de maisons pour cela...

  • La parallaxe

    Slavoj Zizek

    • Fayard
    • 16 Avril 2008

         La parallaxe est le déplacement apparent d´un objet que provoque un changement du point d´observation. Le philosophe ajoutera que la différence observée n´est pas simplement subjective. Dans la terminologie hégélienne, on dira plutôt que le sujet et l´objet sont en fait intrinsèquement « médiatisés », si bien qu´un changement épistémologique dans le point de vue du sujet traduit toujours un changement ontologique dans l´objet lui-même.      On connaît aujourd´hui toute une série de parallaxes, dans des domaines très différents. Dans la physique quantique (la dualité de l´onde et du corpuscule) ; dans la neurobiologie (l´écart entre le cerveau et la pensée) ; la parallaxe de la différence ontologique : la discordance entre l´ontique et l´ontologique ; la parallaxe du Réel (le réel lacanien n´a aucune positivité substantielle, il est juste l´écart entre la multiplicité des points de vue qui le visent) ; la parallaxe de l´inconscient, qui commande l´absence de mesure commune entre les deux aspects de l´édifice théorique de Freud : l´interprétation des formations de l´inconscient et la théorie des pulsions ; et enfin la parallaxe politique, dont le vieux nom est « lutte des classes ».      Finalement, ce livre tente de renouveler le matérialisme dialectique, tout en restant fidèle au projet communiste.

  • The Most Sublime Hysteric

    Slavoj Zizek

    • Polity
    • 12 Août 2014

    What do we know about Hegel? What do we know about Marx? What do we know about democracy and totalitarianism? Communism and psychoanalysis? What do we know that isn't a platitude that we've heard a thousand times - or a self-satisfied certainty? Through his brilliant reading of Hegel, Slavoj Zizek - one of the most provocative and widely-read thinkers of our time - upends our traditional understanding, dynamites every cliché and undermines every conviction in order to clear the ground for new ways of answering these questions.
    When Lacan described Hegel as the `most sublime hysteric', he was referring to the way that the hysteric asks questions because he experiences his own desire as if it were the Other's desire. In the dialectical process, the question asked of the Other is resolved through a reflexive turn in which the question begins to function as its own answer. We had made Hegel into the theorist of abstraction and reaction, but by reading Hegel with Lacan, Zizek unveils a Hegel of the concrete and of revolution - his own, and the one to come.
    This early and dazzlingly original work by Zizek offers a unique insight into the ideas which have since become hallmarks of his mature thought. It will be of great interest to anyone interested in critical theory, philosophy and contemporary social thought.

  • No other Marxist text has come close to achieving the fame and influence of The Communist Manifesto. Translated into over 100 languages, this clarion call to the workers of the world radically shaped the events of the twentieth century. But what relevance does it have for us today? In this slim book Slavoj Zizek argues that, while exploitation no longer occurs the way Marx described it, it has by no means disappeared; on the contrary, the profit once generated through the exploitation of workers has been transformed into rent appropriated through the privatization of the `general intellect'. Entrepreneurs like Bill Gates and Mark Zuckerberg have become extremely wealthy not because they are exploiting their workers but because they are appropriating the rent for allowing millions of people to participate in the new form of the `general intellect' that they own and control. But, even if Marx's analysis can no longer be applied to our contemporary world of global capitalism without significant revision, the fundamental problem with which he was concerned, the problem of the commons in all its dimensions - the commons of nature, the cultural commons, and the commons as the universal space of humanity from which no one should be excluded - remains as relevant as ever. This timely reflection on the enduring relevance of The Communist Manifesto will be of great value to everyone interested in the key questions of radical politics today.

  • "Ils ne savent pas ce qu'ils font" : voilà la définition la plus élémentaire de la méconnaissance propre à l'idéologie. Or, le non-savoir qui paraît définir l'idéologie ne se réduit pas à un simple aveuglement épistémique : il se supporte toujours d'un jouir - spécialement quand l'appel idéologique adresse aux sujets une injonction à renoncer à la jouissance. Là où on ne sait pas, on jouit. Voilà donc le geste fondamental de l'approche psychanalytique des phénomènes idéologiques : isoler les formations qui structurent cette jouissance, c'est-à-dire le sinthome (écriture lacanienne du "symptôme") idéologique, la façon dont le Juif est le sinthome du Nazi, la façon dont le "traître révisionniste" est le sinthome du Stalinien, etc. Le livre articule les divers modes du jouir dans et de l'idéologie, du totalitarisme fasciste ou staliniste, jusqu'à l'économie libidinale de la soi-disante "société post-moderne". Derrière le bric-à-brac des exemples évoqués, de Hitchcock à Woody Allen, du Titanic à Tchernobyl, du "film noir" à Scorcese, ses références théoriques principales qui le tiennent ensemble de la façon du noeud borroméen sont de l'École de Francfort, la dialectique hégélienne et, bien sûr, la doctrine de Jacques Lacan.

  • "Ils ne savent pas ce qu'ils font" : voilà la définition la plus élémentaire de la méconnaissance propre à l'idéologie. Or, le non-savoir qui paraît définir l'idéologie ne se réduit pas à un simple aveuglement épistémique : il se supporte toujours d'un jouir - spécialement quand l'appel idéologique adresse aux sujets une injonction à renoncer à la jouissance. Là où on ne sait pas, on jouit. Voilà donc le geste fondamental de l'approche psychanalytique des phénomènes idéologiques : isoler les formations qui structurent cette jouissance, c'est-à-dire le sinthome (écriture lacanienne du "symptôme") idéologique, la façon dont le Juif est le sinthome du Nazi, la façon dont le "traître révisionniste" est le sinthome du Stalinien, etc. Le livre articule les divers modes du jouir dans et de l'idéologie, du totalitarisme fasciste ou staliniste, jusqu'à l'économie libidinale de la soi-disante "société post-moderne". Derrière le bric-à-brac des exemples évoqués, de Hitchcock à Woody Allen, du Titanic à Tchernobyl, du "film noir" à Scorcese, ses références théoriques principales qui le tiennent ensemble de la façon du noeud borroméen sont de l'École de Francfort, la dialectique hégélienne et, bien sûr, la doctrine de Jacques Lacan.

  • Que savons-nous de Lacan ? Que savons-nous de Marx ? Que savons-nous de Kant ? Que savons-nous de la démocratie et du totalitarisme ? De la bureaucratie et de la servitude ? De la nécessité et de la contingence ? De la représentation et des images ? Du communisme et de la psychanalyse ? De la déconstruction et de la philosophie analytique ? Du Witz et du sérieux ? Que savons-nous qui n'en soit pas un cliché mille fois rebattu - ou une conviction trop confortable ? À travers une éblouissante lecture de Hegel, qui en bouleverse de part en part la compréhension, Slavoj Zizek dynamite tous les clichés et met à mal toutes les convictions pour proposer de nouvelles manières de répondre à ces questions. Nous avions fait de Hegel le penseur de l'abstraction et de la réaction, Zizek en fait celui du concret et de la révolution - la sienne, et celle à venir.

  • Anglais Pandemic!

    Slavoj Zizek

    • Polity
    • 20 Mai 2020

    As an unprecedented global pandemic sweeps the planet, who better than the supercharged Slovenian philosopher Slavoj ?i?ek to uncover its deeper meanings, marvel at its mind-boggling paradoxes and speculate on the profundity of its consequences?
     
    We live in a moment when the greatest act of love is to stay distant from the object of your affection. When governments renowned for ruthless cuts in public spending can suddenly conjure up trillions. When toilet paper becomes a commodity as precious as diamonds. And when, according to ?i?ek, a new form of communism - the outlines of which can already be seen in the very heartlands of neoliberalism - may be the only way of averting a descent into global barbarism.
     
    /> Written with his customary brio and love of analogies in popular culture (Quentin Tarantino and H. G. Wells sit next to Hegel and Marx), ?i?ek provides a concise and provocative snapshot of the crisis as it widens, engulfing us all.

  • With irrepressible humor, Slavoj ?i?ek dissects our current political and social climate, discussing everything from Jordan Peterson and sex "unicorns" to Greta Thunberg and Chairman Mao. Taking aim at his enemies on the Left, Right, and Center, he argues that contemporary society can only be properly understood from a communist standpoint. Why communism? The greater the triumph of global capitalism, the more its dangerous antagonisms multiply: climate collapse, the digital manipulation of our lives, the explosion in refugee numbers - all need a radical solution. That solution is a Left that dares to speak its name, to get its hands dirty in the real world of contemporary politics, not to sling its insults from the sidelines or to fight a culture war that is merely a fig leaf covering its political and economic failures. As the crises caused by contemporary capitalism accumulate at an alarming rate, the Left finds itself in crisis too, beset with competing ideologies and prone to populism, racism, and conspiracy theories.  A Left that Dares to Speak Its Name is ?i?ek's attempt to elucidate the major political issues of the day from a truly radical Leftist position. The first three parts explore the global political situation and the final part focuses on contemporary Western culture, as ?i?ek directs his polemic to topics such as wellness, Wikileaks, and the rights of sexbots. This wide-ranging collection of essays provides the perfect insight into the ideas of one of the most influential radical thinkers of our time.

  • Anglais Pandemic! 2

    Slavoj Zizek

    • Polity
    • 22 Janvier 2021

    What do sex doll sales, locust swarms and a wired-brain pig have to do with the coronavirus pandemic? Everything-according to that "Giant of Lubliana," the inimitable Slovenian philosopher Slavoj ?i?ek. In this exhilarating sequel to his acclaimed Pandemic!: COVID-19 Shakes the World, ?i?ek delves into some of the more surprising dimensions of lockdowns, quarantines, and social distancing-and the increasingly unruly opposition to them by "response fatigued" publics around the world. ?i?ek examines the ripple effects on the food supply of harvest failures caused by labor shortages and the hyper-exploitation of the global class of care workers, without whose labor daily life would be impossible. Through such examples he pinpoints the inability of contemporary capitalism to safeguard effectively the public in times of crisis. Writing with characteristic daring and zeal, ?i?ek ranges across critical theory, pop-culture, and psychoanalysis to reveal the troubling dynamics of knowledge and power emerging in these viral times.

  • Where are we today and what is to be done? Slavoj Zizek ponders these questions in this unique and timely book.  Based on live interviews, the book captures Zizek at his irrepressible best, elucidating such topics as the uprisings of the Arab Spring, the global financial crisis, populism in Latin America, the rise of China and even the riddle of North Korea. Zizek dazzles readers with his analyses of Hollywood films, Venezuelan police reports, Swedish crime fiction and much else. Wherever the conversation turns, his energetic mind illuminates unexpected horizons. While analyzing our present predicaments, Zizek also explores possibilities for change. What sort of society is worth striving for? Why is it difficult to imagine alternative social and political arrangements? What are the bases for hope? A key obligation in our troubled times, argues Zizek, is to dare to ask fundamental questions: we must reflect and theorize anew, and always be prepared to rethink and redefine the limits of the possible. These original and compelling conversations offer an engaging and accessible introduction to one of the most important thinkers of our time.

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