Charles Baudelaire

  • L'édition de référence des Fleurs du Mal pour réussir l'ORAL du bac de français 2021 : explication des textes essentiels au fil de l'oeuvre, les points de grammaire entièrement traités, les mots importants du texte et les exercices d'appropriation pour préparer l'entretien avec l'examinateur.

    Peut-on imaginer qu'un poète puisse être condamné pour outrage aux bonnes moeurs? Les poèmes de ce recueil sont-ils à ce point subversifs? Transformer la laideur du monde en merveille poétique, voilà la visée de Baudelaire. L'ennui, le chagrin, le spleen irriguent les vers d'une beauté étincelante. «Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, / Traversé çà et là par de brillants soleils» : quelle puissance évocatrice !

    Au fil du recueil :
    o 2 analyses de textes
    o 1 commentaire de texte

    Le dossier est composé de 8 chapitres :
    1 - Histoire littéraire : Romantisme finissant, Parnasse et naissance de la modernité
    2 - Charles Baudelaire et son temps
    3 - Présentation des Fleurs du Mal
    4 - Les mots importants des Fleurs du Mal(douceur/volupté ; bêtise/inquiétude ; beauté/laideur)
    5 - Préparation à la dissertation
    6 - La grammaire
    7 - Groupement de textes : L'alchimie poétique : la boue et l'or
    Jean de La Fontaine, «Le chartier embourbé»
    Aloysius Bertrand, «L'alchimiste»
    Stéphane Mallarmé, «Les fenêtres»
    Francis Ponge, «Ode inachevée à la boue» (extrait)
    8 - Exercices d'appropriation.

  • Dans ces trois textes contemporains des Fleurs du Mal - De l'essence du rire, Quelques caricaturistes français et Quelques caricaturistes étrangers -, Charles Baudelaire évoque, questionnant le rire et son innocence présumée, de nombreux noms de caricaturistes : Daumier, Gavarni, Hogarth... Alors critique d'art, il y excède cependant la forme de l'article, transformant ces réflexions sur le rire et la caricature en un petit triptyque secret pour sa poétique de la modernité.

    "Loin de se résumer à une façon accidentelle de croquer le réel et d'en faire rejaillir, par un effet de déformation concertée, les irrégularités et les hideurs, la caricature est pour l'artiste un instrument de recherche et un lieu d'invention. Elle est un miroir qui pense."
    /> Henri Scepi

  • Dans ces poèmes en prose, comme dans les « Tableaux parisiens » des Fleurs du mal, le poète descend dans les rues de la grande ville pour affronter le visage à la fois un et multiple de la misère humaine. Ainsi, cette petite vieille ratatinée, ce saltimbanque, ces veuves, ces pauvres sont autant de miroirs qui lui renvoient l'image de sa propre déchéance.
    Cependant, la tentation reste forte de fuir, d'échapper un instant à l'enfer moderne. Faire du poème une « invitation au voyage » pour se retrouver « anywhere out of the world »...
    Baudelaire manie ici une « prose poétique sans rythme et sans rime », au plus près des fluctuations de la pensée et des transformations du monde.

    o Objets d'étude : Visions poétiques du monde [3e]/ La poésie du XIXe siècle au XXIe siècle [1re]
    o Dossier pédagogique : Cinq fiches pour saisir les enjeux de l'oeuvre
    o Prolongement : Peindre la nuit, les champs fantastiques du rêve (corpus de textes).

  • Publié à titre posthume en 1869, Le Spleen de Paris, également connu sous le titre Petits poèmes en prose, fut conçu comme un « pendant » aux Fleurs du Mal. Baudelaire y fait l'expérience d'une « prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ».
    Explorateur des méandres de la ville et de la noirceur de l'âme humaine, le poète saisit sur le vif des scènes de la vie urbaine, croquant les saltimbanques, les bourgeois élégants et les ouvriers, les femmes du monde et les prostituées. Au-delà du fait divers ou de l'anecdote, tour à tour lyriques et cyniques, résignés et révoltés, les poèmes du Spleen de Paris célèbrent les paradoxes de la métropole moderne, illuminée par le fantasme de rivages lointains et de paradis perdus.

    Dossier
    1. Genèse et contexte
    2. Accueil critique et première réception
    3. Baudelaire moraliste
    4. L'esprit lycanthropique

    Cette édition numérique comporte un dossier de textes enrichi, ainsi qu'une bibliographie complète.

  • Morale du joujou

    Charles Baudelaire

    • L'herne
    • 7 Avril 2021

    Sous le titre général « Morale du joujou » sont rassemblés quatre textes de Charles Baudelaire. Des écrits de jeunesse et de maturité, où perce déjà son génie, en même temps que son style s'aiguise et que se précisent ses conceptions esthétiques novatrices et polémiques. Qu'il s'agisse de l'amour ou de la littérature, l'auteur s'emploie à dénoncer l'idolâtrie de la nature, à dissocier la beauté de la morale. Le Beau et le Bien ne vont pas de pair. « Le beau, dira-t-il en une formule célèbre, est toujours bizarre. »

  • Comment on paye ses dettes quand on a du génie rassemble deux textes de Baudelaire, encore jeune littérateur. Le premier de ces textes, qui donne son nom au recueil, est un exercice de jeunesse qui laisse apercevoir le grand talent de l'auteur, sous l'influence d'un Maître : Balzac, que Baudelaire admirait et qui, endetté jusqu'au cou, passa sa vie de forçat littéraire à fuir les créanciers. Le second texte est une parabole humoristique - grandeur et misère de l'écrivain en herbe - dont l'incipit donne le ton : « L'anecdote suivante m'a été contée avec prières de n'en parler à personne ; c'est pour cela que je veux la raconter à tout le monde. »

  • « Qu'est-ce qu'un paradis qu'on achète au prix de son salut éternel ? »

    Dans Les Paradis artificiels (1860), qui se composent de deux volets, Le Poème du haschisch et Un mangeur d'opium, Baudelaire philosophe sur les effets du haschisch et traduit, en les éclairant d'une lueur tragique, les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey, publiées quarante ans plus tôt. Comme dans son oeuvre poétique, l'auteur des Fleurs du Mal y explore le « goût de l'infini » qui pousse constamment l'homme à la recherche de l'idéal. Objet hybride, qui tient à la fois de la traduction, de l'essai, du conte et du poème, Les Paradis artificiels sont une méditation sur la volonté et l'imagination, sur les sombres tentations qui déchirent l'âme humaine, et par-dessus tout sur la puissance rédemptrice de l'art.

    Dossier
    1. L'opium et le haschisch dans la littérature romantique
    2. Les Paradis artificiels et leurs lecteurs.

  • La correspondance troublante et singulière de Baudelaire à sa mère." Je n'ai que ma plume et ma mère ", écrit Baudelaire à son tuteur le 5 mars 1852. Les rapports de Baudelaire à sa condition d'homme et de créateur sont étroitement liés à ceux, étranges et passionnels, qu'il entretint toute sa vie avec sa mère.
    Cette relation étroite est également due à sa condition financière : accumulant les dettes, toujours en manque d'argent, il se plaint en permanence à sa mère. D'ailleurs, il ne parle pour ainsi dire jamais de poésie ou d'art avec elle. Tout y est affaire de choses matérielles et de soucis intimes. Ce qui donne à ces lettres attachantes la vision d'un Baudelaire se débattant avec les problèmes du quotidien.
    Mais par-delà cette apparente trivialité, les formules assassines sur l'humanité et " l'ennui " qui toujours assaille le poète, se révèle aussi une relation terrible et ambigüe, voire sado-masochiste. On voit un génie implorer sa mère de le reconnaître et de l'aimer, alors qu'elle est persuadée qu'il gâche son existence. Cette obsession de gagner l'amour de cette femme adorée et haïe à la fois rend cette correspondance troublante singulière.

  • Baudelaire critique d'art ne cesse jamais d'être poète : « Il m'arrivera souvent, écrit-il, d'apprécier un tableau uniquement par la somme d'idées ou de rêveries qu'il apportera dans mon esprit. » Autrement dit, il décrit comme il flâne, avec une acuité de perception que seule rend
    possible une disponibilité parfaite à l'oeuvre contemplée. C'est à ce titre qu'il encense Delacroix, « peintre essentiellement littéraire », et qu'il raille la ligne dure du dessin d'Ingres. Cette connivence entre peinture et poésie revêt des formes multiples : de la relation classique d'une exposition à la définition de « l'art philosophique », en passant par un éloge en règle du dandysme ou du maquillage, ses écrits sur l'art témoignent d'une pensée toujours mobile,
    insoucieuse des genres et des hiérarchies, fécondée par les correspondances qu'elle décèle.

    Ce volume contient :
    Exposition universelle de 1855 - L'Art philosophique - Salon de 1859 - Le Peintre de la vie moderne - Peintres et aquafortistes - L'OEuvre et la vie d'Eugène Delacroix - Lettre à Manet du 11 mai 1865.

  • « Le romantisme, déclare Baudelaire, est une grâce, céleste ou infernale, à qui nous devons des stigmates éternels. » Ces stigmates sont manifestes dans l'oeuvre de beaucoup des écrivains étudiés par Baudelaire tout au long de ses vingt années de critique militante. Critique militante, en effet, et la part de polémique y est grande. Critique d'actualité aussi, car c'est à propos de ses contemporains que se manifeste surtout le coup d'oeil lucide et prophétique du poète. Son analyse, toujours pénétrante et pleine de verve, parvient à saisir l'importance durable des oeuvres de Wagner, de Flaubert, de Hugo et de Gautier, entre autres artistes.
    Si la valeur d'un critique repose sur son flair, sur son discernement, pour tout dire, sur son jugement, alors Baudelaire critique n'a pas d'égal au XIXe siècle.

  • Dans ce court essai rédigé en 1855, Baudelaire s'interroge sur ce qui provoque le rire, et en arrive à la conclusion que le rire est satanique et donc profonde´ment humain : « comme le rire est essentiellement humain, il est essentiellement contradictoire, c'est-a`-dire qu'il est a` la fois signe d'une grandeur infinie et d'une mise`re infinie ».

  • La section la plus étudiée des Fleurs du mal, suivie d'une anthologie sur la modernité poétique. En complément, un cahier «  Histoire des arts  ».
     
    L'oeuvre
    Première section des Fleurs du mal, «  Spleen et Idéal  » rassemble les poèmes les plus célèbres de Baudelaire.
    Déchiré entre  l'aspiration à la Beauté  salvatrice et la tentation, toujours présente,  du désespoir, le poète  évoque  la  condition tragique de l'homme moderne.  
     
    Le dossier
    Avec toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre  :
    o un guide de lecture au fil du texte
    o des repères et des fiches sur l'oeuvre
    o un corpus thématique  : «  Le spleen  »
    o des sujets types pour l'écrit et l'oral du bac
    L'anthologie sur la modernité poétique
    15 poèmes incontournables de poètes majeurs qui, avec Baudelaire, ont contribué à l'élaboration de la modernité poétique
     
    Le cahier «  Histoire des arts  »
    Dans ce supplément, des photos en couleurs et différents outils d'analyse permettent d'étudier les peintres qui, tels des «  phares  », ont accompagné et éclairé Baudelaire dans son travail de créateur.
     
    Et un guide pédagogique
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il propose une séquence de cours sur l'oeuvre et les corrigés des sujets de type bac.
     

  • "Je veux faire sentir sans cesse que je me sens comme étranger au monde et à ses cultes", écrit Baudelaire à sa mère, le 5 juin 1863, dans une lettre où il explique le projet de Mon coeur mis à nu. En effet, le "coeur" qu'il met à nu n'est pas un coeur qui s'épanche en émois ou qui révèle ses secrets. C'est un coeur qui se gonfle de ressentiments.

    Seules quelques notes ont été conservées de ce livre "rêvé". On y trouve la trace d'une pensée provocatrice et paradoxale, dans une forme concentrée. Ces fragments n'en sont pas moins, comme l'écrivait leur premier éditeur, Eugène Crépet, en 1887, "le résumé de la vie intellectuelle et morale du poète". S'ouvre avec eux une seconde vie de l'oeuvre de Baudelaire, plus fantasmée qu'accomplie, traversant ces années au cours desquelles le poète se recrée dans ce qui le détruit.

  • Une femme délaissée charge un ami - Samuel Cramer, écrivain raté - de séduire la maîtresse de son mari - la Fanfarlo, actrice excentrique - afin qu'il lui revienne. Mais le héros est pris à son propre piège quand il tombe réellement amoureux de la sulfureuse actrice...

    L'un des premiers textes du jeune Baudelaire, satire féroce et ironique du monde du théâtre et de la littérature, qui témoigne de l'éternelle fascination - dans un mélange d'attraction et de répulsion - de Baudelaire pour la femme.

  • Dans le milieu du XIXe siècle, un peintre, désigné ici par son initiale, part sur les champs de bataille de Crimée, et dessine directement ce qu'il voit. Les progrès techniques font qu'en quelques jours ses dessins parviennent à Londres et sont reproduits par la presse. C´est une révolution : des événements qui se produisent à distance, donc invisibles, sont représentés presque en temps réel (pour ceux de l´époque, presque de façon simultanée), et nous parviennent sous forme d´image, sans récit associé. Notre compréhension du monde bascule.
    Baudelaire, qui n´a pas eu l´intuition de la photographie et loupe son texte sur ce qu'elle bouleverse, se révèle ici un précurseur d´un point essentiel de notre modernité, et c´est stupéfiant.
    Mais Constantin Guy, c´est aussi la représentation de la ville, de la foule, du mouvement. La ville est perçue dans son anonymat, ses cinétiques. Ce qui se joue dans le texte de Baudelaire, c´est l´émergence d´un vocabulaire et d´un mode de pensée qui n´ont pas de précédent, et où lui-même saura bien reconnaître sa dette à Balzac...
    La foule, la ville, la vitesse, l´anonymat, l´accident, l´art et la pensée, la simultanéité, le réalisme, Le peintre de la vie moderne est un texte visionnaire de Baudelaire. Quel plaisir quand une université ou une école d´art nous fait confiance pour une conférence : on remonte toutes les catégories qu'a, avant nous, exploré Walter Benjamin...

    FB

  • Le ténébreux auteur des Fleurs du Mal, le plus lu des poètes français, fut d´abord le fils de la presse. Jeune dandy, il y a fait ses premières armes ; jusqu´à la fin de sa vie, il y a publié ses écrits en tous genres ; n´étant lié à aucun journal, il a collaboré à tous, et exprimé sous les formes les plus variées ses convictions d´artiste et son farouche mépris des bien-pensants.
    Cette anthologie inédite lève le voile sur une part majeure et méconnue de son oeuvre. On y découvrira les multiples visages de ce polygraphe de génie : le joyeux mystificateur, auteur de chansons satiriques et d´ironiques leçons sur les femmes ou l´écriture ; l´acteur passionné du débat républicain, qui au coeur de l´exaltation révolutionnaire de 1848 fonda un journal, Le Salut public ; mais aussi le principal théoricien français du rire, et l´un des plus grands critiques artistiques et littéraires du XIXe siècle, aussi jubilatoire dans l´éloge que dans l´éreintage de ses contemporains.
    Ce recueil, qui brosse le double portrait de l´homme et de son siècle, donne enfin les versions d´origine de célèbres poèmes, celles de leur première publication dans la presse - et témoigne ainsi d´une époque où, sur une même page de journal, un sonnet côtoyait un éditorial politique ou un fait divers...

  • Les Petits poèmes en prose est un cas curieux dans la littérature française. Celui d'une oeuvre "journalisitique". Entendons bien : Baudelaire le poète-journaliste, lui dont la grande majorité des pièces poétiques qui composent Le Spleen de Paris fut publiée dans l'organe de presse grand public La Presse, entre 1855 et 1864. Imaginez un peu Renée Char dans Paris-Match...   Conséquence : la tension quasi palpable entre une esthétique du feuillton, de l'épisode, de l'imagette, de la miniature et d'un autre côté, une sorte de haine consommée pour le "grand journal", où Baudelaire se retrouve bien souvent en "rez-de-chaussée", à côté des chiens écrasés. Et c'est comme cela qu'il faut lire Le Spleen de Paris. Un beau fruit pendu à l'arbre de la laideur. Un tableau d'immondes merveilles, où la cruauté du dandy frappe sans relâche la modernité d'une société qui ne cesse de s'enorgueillir de ses "progrès", de son degré de culture, de son idéalisme. Ainsi dans le Miroir, la démocratie subit-elle une attaque frontale, et avec elle, les droits de l'homme, cet universel que si peu de poètes ont osé contester depuis. On est bien loin du Baudelaire-révolutionnaire tant vanté par Walter Benjamin, en rouge et noir, le poing fermé, levé vers l'avenir, pour le peuple. Et qui fait surface dans les années 70 aux Etats-Unis. Le Baudelaire des ballades en prose est agressif certes. Mais ce qui le fait vomir, c'est le fraternalisme tendance. Le socialisme fashion. A l'image de son antithèse et éditeur : Arsène Houssaye. Le poète arrivé, enrichi par des spéculations immobilières, qui se fit construire un hôtel particuler non loin du Parc Monceau. Et qui dans son Vitrier s'élance la tête la première dans le charitable et le généreux : les pauvres ont un salut... dans la fraternité des classes.   La présente édition reproduit l'édition posthume de 1869, chez Michel Lévy Frères.   Ce livre s'adresse aux lecteurs du Baudelaire de gauche, moderniste, progressiste, partagiste... Baudelaire l'anti-moderne.

  •  Baudelaire était certes le mieux placé pour nous convaincre des tactiques à succès pour le destin littéraire.  Mais ce texte célèbre lui permet quelques piques de vengeance, un état des lieux du métier de la littérature et ce qui l'entoure qui n'ont rien d'inactuel, et un beau portrait socio-critique de l'écrivain.  Et puis lisez donc ce passage avec citation de Delacroix:  "L'art est une chose si idéale et si fugitive, que les outils ne sont jamais assez propres, ni les moyens assez expéditifs. »  Il en est de même de la littérature ; - je ne suis donc pas partisan de la rature ; elle trouble le miroir de la pensée." Baudelaire nous leste notre sac d'une bonne poignée de pareils. Gracq parlait de littérature à l'estomac, c'est là qu'agit le médicament Baudelaire : salutaire.  FB

  • Ce CD audio propose une sélection de vingt-deux poèmes extraits du recueil Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal de Charles Baudelaire. À travers ses poèmes, Baudelaire nous fait partager le drame qui se joue en lui et qui n'est autre que la tragédie humaine. Baudelaire, premier poète moderne, donne à la poésie sa véritable dimension : exprimer, par-delà les mots, ce vertige absolu qui s'empare de l'âme. Tout chez lui affirme la nécessité de la souffrance, la fatalité du péché. Tout traduit une âme profondément troublée mais charitable. Baudelaire fait des Fleurs du Mal un immense poème à la vie et au monde.

  • Foolz, dessinateur de Charlie Hebdo, illustre Les Fleurs du mal de Baudelaire. Le texte classique rencontre le trait résolument moderne et moqueur d'un dessinateur-caricaturiste.
    Une édition originale augmentée pour le plus grand bonheur du lecteur !

    Les "classiques de Charlie Hebdo", c'est une collection de classiques de la littérature dans laquelle on retrouve poésie, romans, pièces de théâtre et essais, illustrés par des dessinateur contemporains et des professionnels de l'humour.

    Pour chaque titre, un duo improbable est formé : Perrault et Vuillemin, Molière et Riss, Sophocle et Coco. En 2018, la famille s'agrandit avec Voltaire et Candide, Baudelaire et Foolz et d'autres encore.

    Loin des gravures classiques que l'on connaît, les dessinateurs s'emparent du texte, à leur façon.

    Dépoussiérer un classique, et permettre à tous les lecteurs, jeunes et moins jeunes, de lire, relire, découvrir ces monuments de la littérature, tel est le mot d'ordre !

  • Il est quelques points relatifs à Edgar Poe, sur lesquels il y a un accord unanime, par exemple sa haute distinction naturelle, son éloquence et sa beauté, dont, à ce qu'on dit, il tirait un peu de vanité. Ses manières, mélange singulier de hauteur avec une douceur exquise, étaient pleines de certitude. Physionomie, démarche, gestes, air de tête, tout le désignait, surtout dans ses bons jours, comme une créature d'élection. Tout son être respirait une solennité pénétrante. Il était réellement marqué par la nature, comme ces figures de passants qui tirent l'oeil de l'observateur et préoccupent sa mémoire. Le pédant et aigre Griswold lui-même avoue que, lorsqu'il alla rendre visite à Poe, et qu'il le trouva pâle et malade encore de la mort et de la maladie de sa femme, il fut frappé outre mesure non seulement de la perfection de ses manières, mais encore de la physionomie aristocratique, de l'atmosphère parfumée de son appartement, d'ailleurs assez modestement meublé. Griswold ignore que le poëte a plus que tous les hommes ce merveilleux privilège attribué à la femme parisienne et à l'Espagnole, de savoir se parer avec un rien, et que Poe, amoureux du beau en toutes choses, aurait trouvé l'art de transformer une chaumière en un palais d'une espèce nouvelle.

  • Samuel Cramer, dandy et poète maudit, croise un jour Madame de Cosmelly, un de ses premiers amours devenu la femme d'un homme riche. Madame de Cosmelly demande à Samuel de l'aider à certifier l'infidélité de son mari en séduisant la femme qu'il entretient : la Fanfarlo. Pensant plaire à nouveau à Madame de Cosmelly, Samuel s'exécute. Commence alors un quatuor amoureux vertigineux. Mais qui va pouvoir en sortir indemne ?
    Poète célèbre à travers le monde pour ses Fleurs du mal, Charles Baudelaire (1821-1867) signe avec La Fanfarlo sa seule nouvelle, à l'âge de 24 ans. Premier écrit d'un futur mythe littéraire, La Fanfarlo marque, au-delà de ses dimensions morales et esthétiques, par sa proximité avec la vie de Baudelaire.


  • "Je ne crois pas, Madame, que les femmes en général connaissent toute l'étendue de leur pouvoir, soit pour le bien, soit pour le mal. Sans doute, il ne serait pas prudent de les en instruire toutes également."

    Ce livre nous plonge dans l'univers de Charles Baudelaire. Ses correspondances nous livrent ses pensées dans un style romantique ou romanesque, mais toujours sincère et transparent. La première partie du livre nous immerge dans la vie sentimentale de Baudelaire. Nous laissant toucher du doigt sa passion et sa fugue, mais nous y trouvons les prémisses, et l'apogée des « Fleurs du Mal », l'oeuvre de sa vie.

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